SAGESSE DE L’ENTREPRENEUR

L’heure Juste à L'arc de Triomphe

Tome 1

ISBN  978-2-9810667-6-3

Causerie de la sagesse / Soleil de la liberté

Auteur : Mustapha Soufia

©

CristalRay
 

 
 

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CHAPITRE 9

 

LA PAIX INTÉRIEURE, VOIE DU PARDON
VOIE DE LA GUÉRISON

 

   Le pardon inconditionnel et le non jugement sont réputés comme de bons ingrédients pour la paix intérieure, qui est en soi une porte d'entrée dans la voie du bonheur. N’oublions pas qu’on vise le bonheur d’ici et maintenant et pour toujours. Il faut que tout retourne à sa pure intention divine. Tout dans le plan relatif, retourne comme il était originellement dans le plan absolu. Tout doit retourner à l’amour.

 

   Trois étapes nous y mènent : le processus du pardon, l’acceptation de la guérison et la réconciliation. Car on ne vise pas moins que la victoire totale, au point de percevoir de nouveau un monde innocent. Le pardon mental n’est qu’une entrée en matière, il n’apporte pas la guérison. À la limite de sa conversion et de sa conviction le mental peut seulement arrêter la haine ou le ressentiment délibéré et conscient, alors même que le subconscient irrationnel continue ses hostilités ! La guérison commence, lorsqu’on parvient à convertir le pardon en grâce et en compassion d’amour. Et elle s’achève lorsqu’on arrive à percevoir de nouveau un monde innocent, tout le monde innocent et malade à soigner. Alors la paix intérieure commence dans la vie de celui qui a finalement admit, que les marionnettes dont les ficelles se sont enchevêtrées dans le théâtre de la vie, sont fondamentalement innocentes et de bonnes intentions quelque soit x. Il n’y a vraiment plus de coupable à trouver!

_ Cela me semble irréaliste. La sagesse pratique que je connaisse dit qu’il faut garder distance, et qu’il n’y a aucune conciliation à rechercher.

_ Ceci est une demi sagesse simpliste et réaliste, mais qui n’a pas terminé ce qu’elle a, à dire. Je sais bien, que le monde n’écoute généralement qu’un morceau de vérité à la fois.

_ Quel est l’autre morceau ?

_ Voilà, il ne faut échanger le pardon extérieur, qu’après avoir fini la guérison intérieure souhaitée pour les deux. Celui qui se sent guéri, fera mieux de soulager l’autre, en le lui signifiant et en l’exprimant à distance ou de tout prêt. Même si celui-ci ne le reçois pas immédiatement ou le rejette carrément, reprends vite distance, mais envoie-lui de l’amour et prie pour sa guérison. Dieu achèvera immédiatement ta guérison à toi, parce que tu as donné. N’oublie pas le verbe donner qui est inclus dans ’pardonner’. Et donner, c’est donner. Ce n’est pas vendre ni gagner. Ne force rien sur personne non plus, parce que ‘donner’ c’est offrir et ce n’est pas imposer, ni frapper l’autre avec ton cadeau en pleine face ! Dépose le et quitte les lieux. Laisse le temps faire les choses, reprends le quelque mois ou quelques années plus tard, Noël est fait pour ça. Les pèlerinages spirituels sont fait pour cela… Tu œuvres et Dieu accomplit les ‘miracles’ de la conciliation. Il restera à admettre et souhaiter vivement, que la conciliation se fera au pire aller même entre les âmes après la mort. Mais il ne faut pas se décourager dès le premier rejet, ni se contenter définitivement d’une demi guérison. On ne sait jamais. Aussitôt que la personne est devenue positive et semble totalement guérie, donne le bénéfice du doute, mais rien de plus. Laisse la vie elle-même offrir une nouvelle page de relations désintéressées s’il y a lieu. Si l’autre est trop positif au point de vouloir reprendre tout de suite les vieux rapports brisés, freine un peu doucement et garde ta distance. Demande-lui gentiment de lâcher prise et délicatement, laisse tout aux soins de la vie. Lorsque la personne sera totalement guérie, la vie ne manquera pas de te faire des signes, même dans tes rêves. Tu verras des signes évidents et multiples qui t’invitent à commencer une page nouvelle, une page de confiance, de paix et de respect. Tu vivras le retour ultime à l’amour et à l’amitié. C’est possible. Il ne faut pas limiter la vie ni lui forcer la main !

_ Merci de corriger ci radicalement ma perception. Peut on maintenant réviser ensemble le processus du pardon qui semble si lié au non jugement pour toi ?

_ Volontiers, on est là pour ça.

_ Pardon ou non jugement !  Parle-t-on dans l'absolu ou sur le plan relatif?

_ C'est bien entendu dans le relatif, puisqu'on est en pleine immersion dans le relatif et c'est cela qui nous concerne activement. Pourquoi cogiter dans l’absolu sur des vérités qui dépassent l'entendement humain?

_ En quoi le non jugement inconditionnel automatique, est porteur de la paix ?

_ Parce qu'en fait, tu es d'abord trop injuste envers toi-même et on ne peut être juste envers soi-même que dans le non jugement! Il y va sans dire et à fortiori quand il s'agit des affaires d'autrui. Le moindrement qu’on est sévère envers les autres on devient pire avec soi.

_  Explique donc.

_ Je tiens ici à rappeler une bonne discussion rapportée précédemment : « 

_ Comment pardonner à tout le monde?

_ En sachant d’office qu'il n'y a rien à pardonner! Il n'y a plus rien à juger. Et que toute condamnation personnelle est injuste, puisqu’elle provoque automatiquement la résistance donc la souffrance chez son auteur avant  même d’atteindre l’intimé!

_ Laisse-moi te dire franchement, que personne au monde, j’en suis quasiment certain, personne au monde n’est prêt à accepter ce que tu viens de dire. Même si c’est auto destructif de le refuser, je n’en disconviens pas.

_ C’est pourtant la vérité absolue. Oui, dans l’absolu, il n’y a vraiment rien à pardonner, mais dans le relatif surtout pour les humains, ‘’il n’y a rien de pardonnable’’. Incapable de pardonner, l’humain refuse de l’admettre, au lieu de faire appel à l’aide.

_ Je donne ma ‘langue au chat’ et je l’admets. Comment peux-tu m’aider à pardonner l’impardonnable?

 _ Il y a plusieurs éléments d’éthique et de logique qui contribuent à cette libération de pardonner, de faire l’amnistie et retrouver la paix intérieure :

 

1- Savoir se mettre dans la peau de l’autre en se disant : si j’étais à sa place, dans ses conditions avec sa mentalité et son niveau de conscience, j’aurais certainement fait la même erreur et pire encore. Mais je souhaiterais quand même être compris et pardonné.

 

2- Savoir que je me suis vraisemblablement attiré la situation à moi-même. C’est comme une dette karmique qui est venue me blesser. Un acte de justice, n’est pas toujours agréable, mais l’exécutif ou le ‘bourreau’ n’est pas vraiment haïssable s’il fait son ‘boulot’. En toute honnêteté, c’est comme ça.

 

3- Savoir que toutes les apparences sont trompeuses. Sensible à la douleur et à l’apparente injustice, le blessé ne peut être objectif. Il lui semble toujours que l’intimé ou le bourreau a vraiment exagéré la dose. Il fait mal, c’est affreux et méchant, mais il n’est  probablement pas tout à fait un démon. Il n’est pas une bête satanique qui mérite de ‘périr en enfer’ ; doit-on dire. Une fois le pire est passé, songer à le pardonner à 100%.

 

4- Savoir que, haïr c’est tuer. C’est détruire. C’est littéralement pousser quelqu’un ‘en enfer’. Qui c’est qui n’a jamais fait une grave erreur, et qui c’est qui ne souhaiterait pas être pardonné? J’ai droit à la justice divine pour récupérer, mais je ne souhaite à personne de ‘périr en enfer’. Car l’enfant du miséricordieux est censé être miséricordieux. Je le suis et je l’assume. Notez bien que la justice divine, n’a rien à voir avec le principe vengeur de ‘’œil pour œil, dent pour dent’’, même si c’est écrit dans la Bible.

 

5- Savoir que le plus grand mérite aux yeux du très haut, c’est l’humilité de pardonner l’impardonnable, et même d’aimer son ennemi ». 

 

   Toutefois, puisque ceci n’a jamais été suffisant pour certains, je te donnerai ce complément de réponse claire et intelligible :

   Beaucoup de gens assez intelligents comprennent bien la pertinence du pardon et acceptent volontiers de pardonner pour leur propre bien et leur propre paix intérieure. Hélas ces mêmes gens oublient, omettent ou négligent de demander le pardon. Ils se privent donc de l'autre moitié de la paix intérieure qui est le revers radieux de la médaille! Oui, il est question de demander pardon et de pratiquer le pardon inconditionnel comme une fonction permanente de la vie terrestre, comme une mission principale. Par ceci, on veut dire entre autre : se pardonner soi même et demander pardon à son âme. Demander pardon pour un vieux refus de pardonner, un vieux refus d’aimer, pour un refus de remercier. Demander pardon pour nos erreurs et nos insuccès à s’en libérer ; pardon d'y retourner frénétiquement, de s’y retrouver ou de s’y référer automatiquement. Si on avait compris une bonne fois pour toutes qu’il n'y a rien à pardonner, personne ne se sentirait fâché contre soi même ou déçu, suite à de telles expériences!

 

   Pensez-vous à demander pardon pour manque de gratitude et d'appréciation et même pour rétention de compliment? Qui n'en a pas besoin? Il y a du déblayage à faire et tout un examen de conscience très libérateur. Hélas tu ne peux goûter à la saveur authentique de l’instant présent, qu’au prix d’un tel effort. Sinon l’arrière goût des résidus du passé gâche tout instant présent.

 

   Beaucoup oublient la gratitude totale pour les actes de pardon accordé, ainsi que pour les interventions de défense et de protection désintéressées. Oh! Combien l'humain ignore les signes de ces actes généreux offerts à son insu, et qui l'aident réellement à subsister, alors même qu'il prend tout pour acquis! Quant même il en voit le résultat évident. Coup de chance se dit-il! Je suis bon. Il oublie qu'il n'y a pas de hasard et que plus on est bon, on devient une cible de choix pour les jaloux, sans oublier le guêpier astral négatif, qui donne toujours un autre fil à retordre.

 

   Le pardon est inconditionnel ou il n’est pas. Le pardon ne ce négocie pas. Le pardon est gratuit et généreux. Mais si ce pardon idéal n’est pas atteint, il faut bien commencer quelque part sans s’arrêter à mi chemin. C’est-à-dire sans se duper soi-même ni tromper autrui, en prétendant, ça y est, j’ai pardonné! Le pardon hypocrite est tout à fait semblable au geste d’excuse hypocrite.

 

   Le pardon est individuel et intérieur, mutuellement établi entre âmes d’abord et non pas entre les personnalités humaines. En fait le pardon les transcendera toutes.

   À plus grande échelle, les gestes de pardon collectif ou historique entre groupes karmiques sont de bons actes pacifiques conciliateurs mais tout à fait artificiels et sans profondeur. Pardonner, se traduit dans les actes spontanés qui transcendent le passé et ignorent sa suite et non seulement une deuxième chance conditionnelle. Le vrai pardon complet et entier est beaucoup plus avancé que cela. Si on n’est pas rendu à l’état de conscience où il n’y a définitivement rien à pardonner par principe, on n’a pas réellement accepté le pardon inconditionnel. On est encore loin.

 

   C’est un excellent exercice de maîtrise de soi qui commence par des gestes de bonne volonté et de bonnes intentions constructives, généreuses et de plus en plus gratuites. On ne doit pas juger le pardon lui-même, comme étant complet ou non, parfait ou non dans l’intention de le choisir ou le rejeter ! C’est un processus de guérison auquel personne ne doit lui fermer la porte et ne doit l’empêcher de commencer et de progresser. Il ne faut pas exiger le ‘’tout ou rien’’. La vie nous demande de manifester la moindre petite volonté, en vivant et exprimant la bonne intention pour l’intérêt de tous. Mais cela ne veut pas dire se contenter de traiter les symptômes et renoncer à la guérison totale. Si on veut sincèrement cette guérison et si on l’aime on recherchera toute aide possible pour obtenir son cadeau. On prie pour bien des choses éphémères, pourquoi ne pas demander de l’aide à pardonner, de l’aide à aimer son ‘’ennemi’’? Si je ne le ressens pas pleinement, je demande à la source de vie ‘’pardonne-lui pour moi, aimes-le pour moi et fais-moi ressentir le résultat’’. Cela marche même si on ne sait pas prononcer un mot semblable, car il suffit de le souhaiter intensément. …’’aide-moi à me sentir entièrement pardonné et parfaitement bien-aimé comme avant, comme au tout début. Je suis prêt maintenant, à faire la paix avec moi-même et avec tous’’

 

   Pour l’instant et en tout moment, acheter la paix à n’importe quel prix. Ne pas réagir au négatif par le négatif, mais plutôt guérir le mal par le bien. Tenir fermement à la plus simple vérité, affirmer son droit avec autorité et intelligence sans recours à aucune violence physique ou morale. Offrir une solution et créer de nouvelles conditions et intérêts. Au cas échéant, il vaut mieux perdre et pardonner que de violer la paix de Dieu. Un seul perdant pour l’instant vaut mieux que 2 perdants d’office et en définitive. Prendre la perte pour un prix payé pour gagner la paix qui donnera certainement un bon fruit en définitive. Cela veut dire acheter le pardon à tout prix, n’importe quel brin de pardon, à n’importe quel prix. Ceci est aussi synonyme d’acheter la santé à n’importe quel prix. Il ne faut pas faire ménage avec la souffrance la douleur ou le ressentiment ou la rancune! C’est corrosif et sinistre. Ces ravisseurs aident-ils quelqu’un à devenir meilleur? Servent-ils vraiment l’intérêt de qui que ce soit? Non ! La souffrance et la douleur n’ont jamais produit un bien profond et durable!

   Rappelez-vous ceci : Toute trace de refus conscient ou inconscient de pardonner et de demander pardon vous ferme les portes de la vie, pour longtemps. Comme on ne veut pas du tout regarder là où le bas blesse on oublie de nombreuses portes ouvertes qui invitent encore à entrer. On passe tout droit devant elles, aveuglé par la haine inconsciente. On raccroche même son téléphone au nez de la chance ! C’est tout à fait moins drôle lorsqu’on se plaint et qu’on se lamente pour une chance qu’on ne veut même pas prendre, …qu’on n’est même pas prêt à prendre ? Et l’on se cache habilement, le fait qu’on est drôlement coincé.

_ Coincé, rivé ou soudé, quelque soit la compréhension des dommages et des souffrances, quelque soit l’évidence du self sabotage destructeur en raison du refus de pardonner. Certaines personnes continuent frénétiquement son autodestruction sans répit.

_ Y a-t-il un remède à cette maladie obsessionnelle ? Y’a-t-il une lumière plus forte que cette noirceur ?

_ Merci pour cette question. C'est simple, à différents points de vue. Il suffit de comprendre que près de 80% des motifs d'action parole pensée choix et décision, proviennent à la fois des résidus karmiques, du passé et des manipulations astrales environnantes ou personnellement ciblées. Il suffit de comprendre que, rien ne devrait être pris comme étant personnel. Dans ce sens qu’on n’a pas réellement affaire à des personnes, mais à des vagues d’énergies irrésistibles, aussi envahissantes à l’autre qu’à soi. Quel sens bien fondé y a-t-il alors à juger ou condamner? C’est tout à fait insensé. Se protéger oui juger non !

   Par manipulations astrales on peut inclure autant l’interférence des effets hypnotiques des obsessions personnelles, que celles des esprits rôdeurs du plan invisible!

 

   Alors comment peut-on être juste envers qui que ce soit, voir soi-même, sans être au courant de tout cela? Vu cette incapacité de facto, juger ou condamner, est en soi aberrant et injuste. Si on pouvait être totalement au courant des dessous de sa propre situation, personne n'irait jamais jusqu'au suicide! Si ce n’étaient pas les évidences trompeuses des faits contingents actuels, personne ne se haïrait au point de se suicider. Alors qu'en fait, il ne s'agit que d'erreurs 'fatales' 'incontrôlables' et d’exagérations forcées par ces facteurs hors de contrôle, qui sous-tendent la culpabilité et la damnation.

   Il n'y a vraiment que celui qui sait tout, absolument tout, sur la vie d'une âme, qui peut en juger objectivement et en toute justice à son sujet! Encore là, ce n'est pas une partie de plaisir  de trancher au profit de la vérité, de la justice et du plan d'ensemble!

 

   Alors même que l'humain se plait à tout juger, des êtres de lumière infiniment plus savants, s'en lavent les mains à cœur joie, et laissent volontiers ce dharma ou responsabilité de juger et trancher, aux soins des spécialistes, ‘légalement’ assignés à cette lourde tâche (tribunal de karma). Des êtres de lumière très savants n'interviennent jamais spontanément que pour dédramatiser et rétablir la paix ou, par compassion, offrir les services ‘’d'avocats’’, d'intercesseur ou de conciliateur. On voit rarement ce degré de vigilance parmi les humains, tellement enfoncés dans l'ignorance! Comme on dit, il n’y a pas plus courageux qu’un ignorant qui ne voit la mesure d’aucun danger.

 

   Ceci est le coté lumière de l’esprit, qui comprend et défait tout jugement de ‘béton’ qui justifie l’attaque ou la haine. Cela fait échec au mental, pour le contraindre à lâcher prise. Une foi la pertinence indubitable du pardon, acceptée sur tous les plan, et on a lâché prise, ne serait ce que mentalement. La guérison  commence et la cicatrisation totale mène jusqu’à la réconciliation ultime avec soi même et avec autrui.

_ Tant que la souffrance est vive ou la peur est présente, on ne peut ni oublier ni se concilier. Impossible! La conciliation reste utopique.

_ Il faut comprendre la racine de la souffrance. Et se pardonner soi même après avoir pardonné à l’autre. Il faut se pardonner le crime, si on se sent coupable vis-à-vis de l’autre, comme il faut se pardonner cette maladie de la haine qu’on a longtemps nourrit, si on se sent victime. Regarde, si j’étais sous hypnose, ce n’était pas totalement de ma faute. Cette phase d’acceptation du pardon s’achève lorsqu’on arrive à se désidentifier de soi ou de l’ancienne personnalité et dissocier l’adversaire d’hier du nouveau voisin d’aujourd’hui.

   Si j’accepte que nous ayons tous changé, et que les ex-ennemis soient disparus avec leur hypnose astrale, l’affaire est close. Nous n’étions que des marionnettes de l’astrale, victimes conscientes et complices. Et puis après ! Vive le présent.

_ Tu as parlé de la racine du mal qui aide à éteindre la souffrance. Je n’ai pas bien compris ce qu’est la racine du mal. 

_ J’y arrive. Ce qui vous fait souffrir c'est l'interprétation de ce qui s'est passé et non pas les actes et les faits eux-mêmes. En essayant sincèrement et intensément de dédramatiser, et de changer de perception, on arrive même à trouver comment apprécier les actes, au point d’en remercier la vie et l'acteur accusé d’injustice ! Je ne dis pas que c’est facile, mais au bout d’un effort sincère et soutenu on arrive à ce niveau de guérison c’est possible. Si je réalise que c’etait cette souffrance même qui m’a vacciné et renforcé mon système immunitaire, si je réalise qu’elle a contribué à faire de moi la nouvelle personne sage et avertie que je suis aujourd’hui, je pourrai dire sincèrement merci à celui qui m’a vacciné et le voir d’un autre œil. Je peux remercier même l’huissier qui est venu m’alléger ma dette karmique qui ne pouvait plus attendre. Je sais maintenant que même leurs manières belliqueuses ou exagérées de faire, étaient sous l’effet de l’hypnose astrale. Cela ne leur appartenait pas personnellement. Ainsi, Dieu m’aide à les voir innocents et de nouveau aimables, peut être même adorables et moi aussi. Par ailleurs vis-à-vis de soi, on peut remarquer que la culpabilité vient souvent de la perception des intentions profondes que de l'acte lui-même. En essayant de changer de perception, on parvient même à être fier d'avoir fait tel geste et rendu tel service, ou seulement d’en avoir eu l’intention. Ceci même si on ne l'a pas fait intentionnellement et consciemment dans le but d'aider ou de corriger. D’autre part, une question se pose, qu'en sais-tu de l'intention de ta source, qui a peut-être prévalu en ce moment et t'a amené à faire l'acte adéquat dont tu te sens coupable, tout à fait à tort et sans raison. Drôle de culpabilité vaut-il mieux en rire?

_ Tout à l’heure en parlant du mérite de pardonner l’impardonnable, de respecter le méprisable et même de d’aimer le détestable, tu semblait soutenir que l’injonction de Jésus ‘’ aimez vos ennemis’’ n’est pas une paraphrase, ni une figure de style ! Si c’est le cas, ça me semble vraiment étrange, impensable et même irréaliste. Aimer son ennemi! C’est incompréhensible ! Corrige moi si possible mais avec un éclairage complet et convainquant, s’il te plait.

_ Faire la différence et mériter la distinction consiste bien à pardonner l’impardonnable, respecter le ‘méprisable’ et aimer le ‘détestable’ et il n’y a pas plus détestable que ton ennemi. Donc cela veut littéralement dire aimer vos ennemis. Tout cela concerne vos semblables, mais ce n’est pas aimer le mal lui-même, ni le péché lui-même, car aimer c’est renforcer. On ne veut aucunement renforcer aucune énergie négative. Mais ton semblable n’est jamais à 100 % négatifs ni mauvais pour tout le monde. Demande à ses amis, parents et enfants. Si le bon côté de la personne est plus important et même sacré, c’est ça qui doit compter le plus pour toi, et tu ne peux être juste qu’en l’aimant globalement, compte tenu de son côté positif. C’est cela le jugement juste, objectif et en toute vérité. Si tu auras le courage de l’exprimer honnêtement, ton amour va le désarmer et affaiblir sa méchanceté. On ne peut réparer le mal que par le bien et on ne peut équilibrer les comptes négatifs que par le positif ! Est-ce difficile à comprendre? Il faut en outre considérer l’amour qu’on envoie est une énergie intelligente qui automatiquement renforce le bon côté et affaiblit le mauvais côté. L’amour fait d’une pierre deux coups. Tandis que réagir négativement, juger et haïr, peut enrager le délinquant et le rendre démoniaque, danger public. Car la haine est aveugle, discordante et inintelligente. Elle détruit le bon côté et renforce le pire. Ce n’est pas ce qu’on veut. C’est complètement mal sain. Te voila en train de comprendre l’incompréhensible, et très aisément. (Grâce au cours en miracle)

 

   Il y a cependant une autre approche plus simple à digérer pour tout le monde. Si ton semblable à un petit chien agressif, ce petit démon (qui est son ego) est tout à fait son ennemi et le tien. Si cet ennemi commun t’a agressé, il a fait mal aux deux. Mais n’oublie pas que ton semblable a aussi un grand moi divin pur et saint, parfait comme le tien. N’est ce pas un ami commun ? Quel est le plus important des deux, son petit chien ou son grand moi divin? Aux yeux du sublime en lui, tu pardonnes au petit chien qui t’a agressé et tu honores le maître intérieur en lui, qui devient automatiquement ton allié. Par cela même tu renforces son côté positif et tu éclipses son côté négatif. D’une seule pierre tu as fait deux coups de maître. C’est pour cela que je te demande sagesse, diplomatie et délicatesse, pour lui exprimer sincèrement ton pardon qui est le seul jugement juste et constructif au moment de la blessure. Tu retiens tout jugement et toute attaque, avec courage et tu reviens vite à ton cœur pour t’adresser à son âme, tu lui parles et tu envoies l’amour et le respect profond, tout en demandant réparation ou justice Divine, si tu veux. Tout ira pour le mieux. Tu auras soulagé son âme et la tienne. En  bénissant son chemin et en te détournant du mal, son âme va te bénir et le guérir. Elle fera de lui tôt ou tard un ami serviteur ! Oui, tu seras surpris en découvrant qu’il commence à te défendre à ton absence et vouloir même te servir pour compenser le mal qu’il t’a fait ! C’est cela le miracle de l’amour si tu l’attends vraiment. Si tu le désires, tu l’obtiendras. Que veux-tu de mieux que la promesse inexorable de la loi de la vie? Alors que ta réaction au mal par le mal aurait multiplié les blessures et élargit la fissure et renforcé la haine et l’énergie de vengeance. Cela te montre encore une fois, que le grand éducateur et rédempteur, Jésus n’est pas un démagogue, ni un utopiste qui lance des slogans et des idéaux en l’air, ou de vain principes insensés et contre-productifs. Il n’y a que cet esprit de paix, qui garantit le retour à la paix, à l’amour et à l’unité, pour l’humanité entière ! Le plus difficile et le plus insupportable, il l’a fait lui-même devant la multitude, le seigneur Jésus, et n’a demandé que la moindre petite volonté d’essayer de suivre l’exemple dans ses aspects les moins insupportables. Fais ta part, tu verras sa promesse, il fera sa part et mettra la loi de la vie à ton service, ou il ne sera pas Jésus le Christ que je connais. Achète la paix à tout prix, et mes le à l’épreuve. Tu verras bien que sa parole ne tombera point. Encore une fois, si tu désires être positivement surpris et étonné, tu le seras. Mais si tu désires prouver qu’il à tort et qu’il se trompe, tu le seras. Tu seras parfaitement trompé par ton ego qui a ‘toujours raison’, mais pas par le seigneur.

_ Merci, merci, esprit de lumière. Si tout le monde avait écouté dans le cœur et compris l’enseignement de Jésus comme toi, on aurait évité 2000 ans de guerre sans répit.

_ Et si l’effort de guerre était plutôt orienté amour, confiance et coopération, la terre serait déjà un paradis ou presque. Mais est-il trop tard pour bien faire?

 


 

LE PARDON, UNE AUTRE CLEF
DE
LA LIBERTÉ ET DE LA RÉUSSITE

_ L'abondance qui semble être un rêve irréalisable pour beaucoup, est une réalité quotidienne spontanée chez d'autres. Certains travaillent sur eux-mêmes, étudient toutes sortes de solutions recettes et disciplines pour générer un minimum vital assez confortable, mais arrivent à peine à joindre les deux bouts. Alors que d'autres ignorent pratiquement tout effort particulier et absolument toute recette de pensées positives ou de développement personnel et spirituel, ils ont malgré tout la surabondance de tout ce qu’ils veulent. Le seul problème qu'ils confrontent quotidiennement, c'est d'être débordé d'ouvrage peut-être!

 

  Vis-à-vis de ses apparences, il  y a de quoi se révolter contre tous les prêcheurs de bonnes nouvelles de prospérité facile et de recettes miracles, faciles à vendre. Mais il n’en demeure pas moins que ça marche fort bien pour certains ; il faut le reconnaître, alors même que c'est l'échec lamentable pour d'autres. Ni ciel ni terre ne semblent répondre à leurs appels ni leur venir au secours! Qu'est-ce qui se passe? Pourquoi ça ?

_ Très bonne question. Le constat est réel et même flagrant quelquefois. Mais la meilleure question demeure, que faire dans ce cas précis? Y a-t-il un espoir ou faut-il se résigner devant le fait accompli après avoir tout essayé?

_ Oui en effet, c'est mieux de poser le problème en ces termes.

_ Comprendre ce qui se passe et pourquoi ça se passe ainsi, risque fort de justifier l'échec et le consolider. Mais ce n'est pas une raison pour fuir la question. La sagesse est de lui faire face et défaire le blocage totalement. On est là pour ça. On parle bien du cas d’une personne positive qui a tout fait pour changer sa vie pendant quelques années sans résultat. C’est qu’elle a perdu tout contrôle sur ses pensées inconscientes ainsi que ses émotions sans perdre nécessairement l’intelligence qui l’attire aux pensées positives.

_ Mais comment peut-on tomber dans une situation semblable? Qu'est-ce qui se passe?  Et que faire dans ce cas précis?

_ En deux mots: inutile de trop chercher ce que tu n’as pas encore compris, mais trouve en toi le sentiment le plus dur que tu retiens contre le prochain. Car, le moindrement que tu sois dur envers un partenaire ou un parent, tu es en train de nourrir ton fossoyeur et préparer ta ruine.

 

    La pierre d’achoppement ou le ‘’boulet de plomb’’ devrais-je dire, qui plante l’individu, et le maintient calé au fond de l’étang pourrissant, c’est le sentiment dur et implacable contre l’un de ses intimes ou même plusieurs. En cherchant dans le domaine de la pensée tout est clair, il ne trouve rien de si négatif. Mais il n’a pas cherché au bon endroit. La pointe de l’iceberg peut-être claire, blanche neige, alors que le boulet de plomb est à la base, comme un serpent enroulé sur lui-même et qui semble dormir.  Le problème est d’ordre émotionnel et irrationnel. Ce sont les émotions dures, impitoyables et implacables qui entretiennent une habitude de pensées négatives inconscientes, surtout pendant les longues heures du sommeil. La personne est noyée dans de vieux ‘paternes’ ou gabarits de personnalité désuète de sa vieille personnalité malade. Alors qu’à l’état de veille, il n’y a qu’une personnalité positive et la meilleure qui soit, au sommeil, l’Ego récupère tout à l’opposé pour le programmer à l’échec. Un échec exigé par les vieilles dépendances émotionnelles programmées et ancrées.

 

   La solution consiste à utiliser le remède universel du pardon absolu suivi de l’amour inconditionnel. C’est pour cela que dès le début, j’ai tant insisté sur le pardon comme étant la fonction vitale dans cette dimension, et comme étant le devoir essentiel envers la vie, tout aspect de la vie. J’ai même recommandé de transcender les apparences et les événements pour continuer à aimer même son ennemi.

_  Facile à dire encore une fois, dit mon ego. Mais je ne veux pas tourner en rond. On a amplement examiné cette sagesse. Toutefois, je dois avouer que je n’ai pas encore effectivement réussi à faire cela ni compris comment.

_ La patience infinie de la source te retourne toujours la même réponse : vide ton réservoir de résidus négatifs. Et interdit toi d’en cumuler encore d’avantage. Et j’ai bien dit qu’il faut tout visualiser, pas seulement le penser mentalement. Il faut visualiser et ressentir. Pour pardonner émotionnellement, il faut ressentir la grâce et visualiser son énergie sortir de ton plexus solaire comme un rayonnement violet prêt à faire jaillir les flammes violettes du pardon dans le corps et l’aura de l’intimé. Ce n’est pas pour le brûler, mais plutôt pour l’enduire de grâce et de pardon, pour l’oindre, le restaurer et le conforter. Il s’agit de lui envoyer un amour sincère qui lui fait du bien, en renforçant sa bonté et affaiblissant sa méchanceté. On peut aussi visualiser la communion et les accolades ainsi que l’échange des plus douces paroles avec son âme. En faisant cela régulièrement maintes fois, tout s’inverse, on se sent prêt à le remercier pour plusieurs choses et plusieurs raisons. En murmurant la gratitude, l’amour est ressuscité. Il faut maintenant l’envoyer du foyer du cœur comme un spot de lumière rose dorée d’un phare puissant, pour enflammer le bien-aimé, dans la joie d’un nouveau départ dans une relation saine. Cela doit être effectué, même si on n’a aucun besoin ni envie de rétablir la relation sur le plan physique ou personnel. C’est une thérapie, cela marche même si la personne est déjà décédée. Il est même recommandé de s’en tenir là, et ne pas ambitionner de rétablir la relation. Il ne faut pas  essayer de ressusciter réellement ce que la vie a déjà enterré. Ne suffit-il pas de guérir, de bénir le passé et de changer de page?

 

LE MORCEAU CACHÉ DU SECRET

 

   Le positivisme ne se limite pas à la pensée. Il y a des forces vives et actives plus puissantes que n’importe quelles pensées. Ce sont ces forces vives qui doivent nécessairement être polarisées positivement.

 

   Les pensées positives ont un certain pouvoir, mais à l’arrière plan, les sentiments ont plus de pouvoir, et à l’arrière plan des sentiments se trouvent les émotions qui ont encore beaucoup plus de pouvoir! Ça devient facile à comprendre, quand on compare les pensées à l’air et les émotions à l’eau. L’air à moins de poids que l’eau, mais les sentiments sont comparables à la vapeur dont le poids est intermédiaire entre l’eau et l’air. Les émotions sont les déclencheurs de motion, c à d les déclencheurs de mouvement, donc d’action. Et, c’est l’action physique ou magnétique qui manifeste le résultat anticipé.

 

   C’est le poids de chaque facteur qui détermine son pouvoir de contribution dans la manifestation physique. La loi de la vie montre que 80 % du pouvoir de manifestation réside dans l’émotion. Les pensées positives transformées en sentiments détiennent les 20 % du pouvoir de manifestation qui reste. Cela explique pourquoi les bonnes pensées positives demeurent souvent stériles si elles ne déclenchent pas la joie anticipée. La joie est comme une pression qui souffle le mécanisme de l’enthousiasme. Ce souffle magnétique de l’enthousiasme provoque la manifestation. Par contre, la peine dégonfle la joie, autant que la frustration et le ressentiment démagnétisent la volonté et inversent sa polarité, pour manifester exactement le contraire; justifiant ainsi la colère.

 

   Il s’impose donc, pour ne pas tomber dans ce piège d’inversion de polarité, d’éliminer toute peine, toute frustration, et tout ressentiment. Autrement, tu t’acharnes à obtenir quelque chose, tu décroches exactement le contraire! C’est le pire des constats possibles. Algébriquement parlant, si tu as mis 20g de positif + 80g de négatif, le résultat est négatif. Même si tu as mis 25g de sucre +75g de sel dans ta potion, elle sera amère. Le moins pires est d’échouer tout simplement à obtenir ce qu’on a tellement désiré. N’oublions pas qu’au fil des années on a cumulé tout un résidu toxique et toute une programmation négative. On est devenu expert en la matière. Il nous incombe alors tout d’abord de contrôler nos émotions négatives et de surveiller scrupuleusement nos sentiments durs ou pénibles. Car ce sont les sentiments et les émotions qui énergisent la pensée, pour implanter sa forme dans la réalité physique. Tu énergises une pensée positive avec 3 fois plus de ‘sel que de sucre’ le résultat ne goûtera pas bon. Tu énergises une pensée négative, elle devient ta blessure douloureuse quotidienne. Alors pitié de toi-même, et n’aggrave pas ta condition avec tes argumentations de colère, de frustration ou de haine. Dès que tu te sens mal, arrête vite de penser et de parler. Vas pleurer, un verre d’eau fraîche, lave ton visage, et vas jouer à autre chose. L’idée du défoulement négatif est souvent un piège comparable à une bombe à retardement ou à une semence d’épineuses! Il nous appartient ensuite et s’impose à notre âme et conscience de pardonner inconditionnellement toutes les causes des peines, des frustrations, des haines ou des ressentiments, ainsi que leurs auteurs. Le pardon n’est pas seulement un cessez-le-feu. Il n’est pas non plus un acte de générosité immérité! Il n’est pas non plus un simple choix mental intelligent et positif. Quoique le pardon commence bien entendu par ces prémisses de cessez-le-feu, de générosité et de choix mental positif. Le pardon est entier ou il n’en est pas un pardon du tout. Il faut arriver au constat ultime qu’il n’y avait rien à pardonner; et comprendre que tout était un montage égoïste de part et d’autre, pour nous intoxiquer la vie. Tout était un montage égoïste, pour nous démagnétiser nous-mêmes et souffrir en continuant le ping-pong inconscient, alternativement joué  entre bourreau et victime, victime, bourreau. Il faut arriver à ce choix intelligent et conscient, qu’il n’y a vraiment rien à pardonner, et que tout était nécessaire au meilleur de notre conscience et de nos connaissances.

 

   Si j’étais moi-même à la place de l’autre, avec son vécu et ses vielles blessures, j’aurais fait la même chose ou pire encore. J’ai attiré à moi ce qui m’appartient et qui était indispensable pour apprendre ma leçon de vie.

 

   À ce stade commencera le pardon ultime comme un acte d’amour qui est à la fois sentimental et émotionnel. Le pardon est un acte de grâce et de miséricorde. Tu n’es vraiment guéri que si tu arrives à aimer celui qui t’a fait mal et même le remercier pour ce qu’il a fait! Parce que la vie t’a non seulement donné le pouvoir de tout transcender, mais de transformer le mal en bien! Tu peux aisément réaliser que ce mal était un vaccin nécessaire pour t’immuniser à l’avenir contre tout autre mal semblable. Si tu t’aimes assez pour tirer la leçon et le meilleur choix à l’avenir, tu peux sincèrement dire merci à celui qui t’a vacciné. Dorénavant, je ne vais plus exposer mes faiblesses et vulnérabilités à n’importe qui sans discernement. Merci de m’avoir appris une bonne leçon de prudence. Je t’aime, je te bénis et je te souhaite vraiment ce qu’il y a de mieux, pour te rendre meilleur pour l’intérêt de tous. C’est le bien qui peut réparer le mal et c’est l’amour qui peut désarmer la méchanceté. Il faut visualiser cet amour comme une lumière liquide qui jaillit de ton coeur et qui fait l’arc-en-ciel pour se déverser sur la tête de l’intimé. Lave le de la culpabilité, efface son souvenir du mal et imprime dans sa conscience l’image de tout ce que tu lui souhaites sincèrement de bien. Alors crois-le ou non, ce que tu lui souhaites réellement de bien te revient multiplié. Et tu en recevras beaucoup plus que lui. D’une pierre deux coups ou plutôt trois, car tu gagnes automatiquement deux fois plus que lui. C’est la loi de la vie, la loi d’attraction, la loi du cycle et de la réciprocité.

 

   L’indice qui te prouve que tu es  rendu à ce niveau ultime du pardon et de guérison mutuelle, se manifeste dans des rêves de rencontre sympathique, de joie enfantine ou même de taquineries innocentes. Si à l’état de veille, tu ne penses à la personne que dans la paix et le respect, tu es guéri, et lui aussi.

 

   Je n’ai pas dit qu’on ne peut atteindre aucun but, ni réaliser aucun rêve, avant d’être dans cet état de grâce! Mais pour se réjouir pleinement de la réussite et savourer son résultat, il est question d’aspirer à ce niveau élevé de pardon comme acte d’amour et de l’atteindre.

_ Comment réussir nos objectifs et avancer dans la joie même provisoire avant d’atteindre cet état de conscience supérieure?

_ Il faut choisir de se désidentifier intelligemment de notre personnage du passé, et de considérer que tout le vécu expérientiel n’était que théâtre d’apprentissage. Il faut trouver en tout instant, sur quoi focaliser pour se sentir mieux. S’aimer soi-même et trouver quoi aimer et aimer et aimer à ‘perdre la raison’! Si on demeure dans la gratitude pour les moindres petites choses qui nous facilitent la vie, on a appris à cultiver la joie et l’amour de soi pour l’intérêt de tous. Il faut en faire quasiment un culte personnel et un mode de vie.  Le sage demeure constamment au siège de son cœur, siège de l’amour et des sentiments positifs, en parfait équilibre entre les pensées positives du mental et les émotions positives au plexus. La solution ultime réside dans l’anti dualité des sentiments positifs, c’est une exclusivité active délibérée qui consacre l’individu à programmer positivement les autres facteurs actifs dans sa vie. C’est-à-dire autant la pensée, les émotions, et les action. Le sage peut générer intentionnellement le maximum de positif sur ces trois plans et les propager autour de soi, exclusion faite de leur opposé. En même temps, il faut développer la maîtrise du contrôle de l’attention, pour qu’elle ne reste braquée sur rien de négatif plus que l’instant nécessaire à l’identifier comme étant négatif! Quelques secondes suffisent à cet effet, et je change de canal. Mon champ de conscience doit être comme une bulle sacrée, je ne laisse rien de négatif y pénétrer. Et si par mégarde j’ai constaté la moindre chose montrer le nez, expulsion immédiate! Je ne laisserai pas mon petit chien ou mon chat rentrer un os pourri ou une saloperie quelconque dans mon salon! La sagesse dit que le prix de la paix est l’éternelle vigilance. Tout ce qui ne me satisfait pas, ne demeure pas dans mon champ de conscience. Je m’aime, je me respecte, et j’aime intensément tout ce qui m’entoure, ainsi que tout ce qui se passe dans ma vie et autour de moi. Je sais aimer sélectivement sans rien haïr du tout. Je consolide ainsi toutes les raisons pour demeurer dans la gratitude et dans l’amour. Je deviens un soleil d’amour et une source d’eau douce qui ne peut jamais sortir une goutte d’eau amère. Je m’interdis strictement tout sentiment dur envers qui que ce soit et quoi que ce soit. Je tourne littéralement le dos et la conscience à tout ce qui me dérange.

 

  Le seul piège qui guette encore une personne aussi intelligente et dévouée, c’est le moment du sommeil où l’on perd évidemment ‘toute’ vigilance et contrôle. N’oublions pas que la conscience réorganise chaque soir, tous les fichiers de nos expériences de vie, depuis ceux de la petite enfance et même de bébé ou fœtus. Le ‘rewind’ ou le rebobinage va nécessairement remuer les oubliettes du temps. Car rien n’est effectivement effacé, même s’il est tout à fait oublié. C’est pour ça que la quête de l’ultime pardon demeure nécessaire, parallèlement au positivisme intégral en pensée, sentiment, émotion et action. On n’a réellement achevé le pardon que si on a fini par oublier. Le seuil est l’absence de toute mémoire émotionnelle négative et l’émergence des beaux souvenirs d’amitié comme au début. Alors seulement, la conciliation émotionnelle est faite. C’est tout à fait neutre ou positif.

 

   Tout ce qui se passe dans la vie onirique, affecte nos énergies vitales du lendemain et les colore et les polarise. Il est recommandé de tout pardonner avant de dormir sans oublier de se pardonner soi-même et promettre de ne plus rien juger. Mais ce pardon doit être une expression réelle d’amour et de gratitude à soi-même et à tous ceux qui nous ont offensé. Il faut ressentir et bien visualiser cette énergie et dormir dans sa couleur vibratoire violette. C’est-à-dire dans une sorte d’aquarium de flammes violettes subtiles et régénératrices.

 

   S’il y a tout de même des négativités qui se manifestent dans les rêves malgré tout, c’est qu’il y’a des blessures auxquelles on s’était identifié par le passé et qui émergent en vue d’une guérison consciente. L’énergie du pardon n’a pas été plus forte que ces douleurs pour les effacer automatiquement. Alors aussitôt réveillé ou pris conscience de ce qu’on vient d’expérimenter de négatif dans le rêve, il faut l’interpréter positivement et lui imaginer et imposer une issue extraordinairement positive et surprenante. Aussitôt, ce qu’on a imaginé de positif a radicalement neutralisé l’effet de l’expérience pénible du rêve. Si on ne fait pas cela, il faut s’attendre à des contrariétés, à des échecs ou même des risques d’accident! Il faut continuer cette surveillance, tant et aussi longtemps le pardon des plus grosses blessures n’est pas achevé.

 

   Ainsi on est averti, majeur et vacciné, pour ne rien laisser au gré du hasard et de l’inconscient, pour interférer dans le vécu. La vie et si précieuse, il vaut mieux la vivre pleinement. Se battre avec le négatif n’est pas vivre. C’est une agonie temporaire. On a toujours le choix si on décide ainsi!

 

   Il faut bien comprendre ces mécanismes, pour réussir a en déjouer les conséquences négatives, et profiter sagement de leurs résultats positifs.

 

   Bien entendu les trois facteurs, pensés, sentiment, émotions interagissent et s’enchaînent. La pensée affecte les sentiments par l’intermédiaire de l’image qu’elle formule. Le sentiment affecte les émotions à travers le désir ou la peur.  La colère est une forme de peur, car l’agressivité est un mécanisme de défense. La joie est une forme de désir plus*, car l’enthousiasme est un mécanisme de réjouissance. Alors vous pouvez ainsi enchaîner et voir l’aboutissement subséquent. Pensées positives, belles image, désir intense, joie anticipée, enthousiasme, victoire! Par contre, pensée négative, horrible image, peur intense, colère ou agressivité, entraînent l’échec cuisant.

 

   Le siège de la pensée c’est l’intellect qui réside dans le mental dont le terrain est le cerveau. Le siège du sentiment et simplement le cœur ou plus exactement le chakra du cœur, qui est ce carrefour central d’énergie dont le point focal se trouve dans la moelle épinière. Le siège des émotions est le subconscient dont le terrain est le système sympathique subjectif qui s’enracine dans le plexus solaire ou l’estomac, encore appelé 3eme chakra. C’est un carrefour d’énergie dont le point focal est à l’arrière de l’estomac dans la moelle épinière.

 

 

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Très cordialement Mustapha Soufia.