SAGESSE DE L’ENTREPRENEUR

L’heure Juste à L'arc de Triomphe

Tome 1

ISBN  978-2-9810667-6-3

Causerie de la sagesse / Soleil de la liberté

Auteur : Mustapha Soufia

©

CristalRay
 

 
 

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CHAPITRE 8

 

LES FAUSSES PISTES VERS LE BONHEUR ET
 LES VICES À
LA MODE

 

   Pris dans l’engrenage de sa programmation socioculturelle, l’être humain a tendance à fuir ses responsabilités réelles de connaissance de soi et de maîtrise de soi. En proie à l’auto déception, il commence à se fuir lui-même pour se réfugier dans les vices du paraître de, l’avoir et du pouvoir. Examinons ensemble les éléments sous-jacents de cette dynamique. Examinons l’autre côté de l’Argent, du Sexe et de la Drogue.

 

1) L’autre côté de l’argent

 

   Quand on dit ‘’l’argent ne fait pas le bonheur’’, ont veux  dire que l’argent ne fait pas que le bonheur! Il peut faire partie du bonheur sans en être la cause ni le créateur. Ensuite on veut dire que c’est le bonheur qui fait l’argent et les acquis durables. Car tout ce qui est fait par bonheur et dans la joie, porte fruits, grandit et s’épanouit sainement. Tandis que le bonheur produit par l’argent ne vaut pas plus que ça. Il est éphémère. Parce qu’on n’achète pas le bonheur par l’argent, comme on n’achète pas l’amour avec des manipulations vénales. Bonheur et amour sont délicats et subtils. Ils émanent d’une dimension supérieure.

 

   Parlant d'argent, richesse et prospérité versus pauvreté, j'aimerais t'inviter à méditer sur tous les aspects de la question par toi-même, et de ne pas te laisser berner par la pensée simpliste, qui ne voit que le contraste de deux composés dichotomiques. Je t'invite à méditer sur les quatre aspects de ce contraste entre la richesse et la pauvreté. Alors dans ce petit exercice, examine bien séparément tout les cas binaires, du pauvre riche et du riche pauvre ainsi que du riche riche et du pauvre pauvre. Tu en sortiras certainement plus grand, plus sage et mieux averti, pour ajuster ta démarche dans la quête du bonheur.

_ Je ferai cela en temps et lieux, mais pour tout de suite as-tu du cash ?

_ C’est typique, dès qu’on parle d’argent, le monde est impatient… Oui, cash sur table, à prendre ou à laisser : l'argent est un moyen d'échange et de circulation des biens et services dans la société humaine. En être obsédé comme une fin en soi, est une maladie mentale comme une autre ! Aucun bonheur réel n'en découle, sauf illusions et déboires (pour les maso) !

 

   C'est la liberté financière qui est à rechercher sagement et librement comme un complément du bonheur. Je parle bien de libération de toutes limites frustrantes qui entravent les satisfactions essentielles de l'individu. Et par satisfactions essentielles, je n'entends pas la survie en privation de toute autre joie de vivre! Non! Il y a bien des choses essentielles à la vie humaine plus importantes que les ingrédients de survie. Car l'être humain à un coeur rêveur et créateur. Il est porteur d'une mission à accomplir plus importante que sa propre vie ou sa survie. En cela chacun est intuitivement certain sans savoir comment ni pourquoi. Mais aussitôt qu'il commence à manifester librement ses projets, tout s'enchaîne et se précise, et sa mission émerge à l'évidence. Ou du moins sa certitude en sa mission devient absolue. Comme on préfère souvent son bébé à soi même, on préfère la satisfaction de l’âme à la satisfaction du ventre et des sens. Ma fierté est plus importante que le pain et le vin.

 

   La sagesse incite à disposer de l'argent autant que nécessaire pour payer ses comptes et pour réaliser ses projets pour l'intérêt de tous. Mais rien de surplus ne devrait nous tenter pour une quelconque vanité de paraître, d'avoir ou de pouvoir, le moins du monde! On devrait apprendre comment préserver sa liberté, son indépendance et son détachement face à tous ces fléaux, préserver sa liberté contre l’emprise de l’argent lui-même et sa prédominance obsessionnelle. Car dépassées certaines limites, tout s'inverse et l'on devient piégé esclave de ses propres moyens. On devient possédé par ses propriétés et par tous les intéressés utilisateurs de ses propriétés, au lieu de rester maître et indépendant.

_ Devrait on mieux rester comme ça et faire le statu quo, avant d’atteindre la grande sagesse en maîtrisant cette alchimie d'équilibre dont parlent les sages?

_ Non! En soi, on a déjà la semence du bonheur, donc de la sagesse et de l'abondance. Il est question de grandir avec tout cela simultanément: action correction, tentation renoncement, déchaînement régulation. Mais on a tendance à tomber dans le dialogue de sourd avec les auteurs de maintes sagesses. L'humain est toujours tenté de faire des manoeuvres hâtives, et dès qu'un sage pointe sur l'opposé en vue d’équilibrer la tendance, on bascule vers l’autre extrême. Voilà, on inverse la vapeur sans mesure pour soi-disant récupérer le temps perdu et on se plante tout simplement dans l’excès contraire. Évitons donc la chose la plus facile au monde, se tromper! La conscience de manque et de pauvreté est en elle-même une maladie à guérir par l'amour de la prospérité abondante. Mais une fois la liberté financière est atteinte, il est question d'arrêter la poursuite de la richesse au profit de la générosité démesurée et du détachement intelligent. La bonne circulation de l’argent crée un effet d’entraînement, c’est l’effet ‘’boule de neige’’. Ça devient une habitude et une deuxième nature.

 

   Aux cas d’exception cependant, celui qui est déjà généreux et n'a aucune conscience de manque et de pauvreté, même s'il n'est pas riche, il est bon qu’il poursuivre les plus grandes richesses pour réaliser les plus grands projets marquant l'histoire de la nation ou de sa petite communauté tout court. Le tout est de demeurer détaché, humble et confiant dans le future et autant dans le chemin de la vie; demeurer discret et silencieux sur ses exploits et acquisitions. Car l'ostentation faussera toutes ses relations, même s'il est si généreux et détaché au fond. J’explique ici comment la richesse peut devenir une source d'arrogance, d'autosuffisance, de mépris de fausseté et d'insécurité, sans parler d’attachement obsessionnel et d'appartenance à ses acquisitions. Mais la pauvreté n'est pas une maladie moins grave! Elle peut être source de beaucoup de vices. Les tentations sont nombreuses et au lieu de développer l’humilité, certains vivent plutôt dans la frustration, la rébellion et la jalousie. Pour quelques dollars, le cupide peut haïr un être humain et le juger sans appel. Il ne sait pas qu’il fait par là un crime abominable, quel que soit le motif de la haine. (Oui je dis bien, un crime émotionnel lourd de conséquences). Pourvu qu’il se sente justifié, il maintient la haine et le désir de vengeance et paralyse l’évolution de quelqu’un! Cette cruauté vient d’une lamentable ignorance de la loi de la vie, et aggrave les conséquences.

 

   Autant que la richesse, la pauvreté fausse les relations humaines: en ce sens que les liens de solidarité par nécessité ou par besoin de sécurité peuvent être déguisé en amour alors qu'il n'en est rien! L’alliance contre un ennemi commun réel ou imaginaire peut camoufler pour un certain temps les tristes faits de profondes hostilités et jalousies. Alors sans entrer en détail dans la liste des maux et des vices de la pauvreté, telle que : insécurité, frustration, jalousie, hypocrisie, bassesse ...etc. J'en passe. Revenons à ta question au sujet de la primauté de la sagesse. Je te fais remarquer ceci. Aussi sage que tu puisses l’être, si tu est pauvre on ne t’écoutera pas et même si tu passes le message et la solution clé, personne ne s'efforcera à saisir le bien-fondé de ta solution, ni à comprendre ton raisonnement qui met à l'évidence ce que tu proposes. Leur préjugé est simpliste. S’il était sage et méritait d’être écouté il ne serait pas resté si pauvre et minable. À quoi sert donc la sagesse qui n'aide en rien la communauté et ne t'aide pas à sortir de la pauvreté toi même? Malgré tout, l'auto tromperie demeure ton étiquette et ton label et c'est de ta faute ! Pour bien clôturer ce volet, j'aimerais de nouveau t'inviter à méditer sur tous les aspects de la question par toi-même et ne pas te laisser berner par la pensée simpliste qui ne voit que le contraste de deux composés dichotomiques. Je t'invite encore une fois à méditer sur les quatre aspects de ce contraste entre la richesse et la pauvreté. Alors dans ce petit exercice essaye d’examiner bien séparément tout les cas binaires, du pauvre riche et du riche pauvre, du riche riche et du pauvre pauvre. Tu en sortiras certainement plus grand, plus sage et mieux averti. On a terminé. Fais le maintenant !

 

2) L’autre côté de la sexualité, et l’initiation à l’amour

 

   La quête du bonheur est en réalité une quête des joies permanentes et croissantes. Tout ce qui apporte une joie éphémère qui compromet la suite, ne fait pas partie de cette quête! Le critère éliminatoire, c'est l'élan de croissance automatique et prévisible de la joie. Tout ce qui ne procure pas une joie prometteuse de croissance, ne peut être un ingrédient authentique du bonheur!

 

   Il y a donc des joies hautes fréquences et des joies basses fréquences. Les joies de hautes fréquences sont soutenues par l'amour suprême tout inclusif. Tandis que les joies de basses fréquences sont soutenues par un pseudo amour exclusif, égoïste, et surtout par le mental et la raison, par les intérêts et la logique apparente, alors même que cela contient en soi une source de malaise, d’inconfort ou de honte, qui fait décroître la joie. Aussitôt qu'on a atteint cette joie éphémère escomptée, elle s'inverse en une déprime ou quelque chose de semblable.

 

   Voilà, il n'est donc pas question de soutenir une source de joie par la raison et par la logique mentale toute seule, et prétendre qu'elle est une source de bonheur! Tout ce qui ne découle pas de l'amour suprême tout inclusif, ne peut ni se maintenir ni croître et c'est donc tout à fait  ‘nager ou naviguer à contre-courant’. Ce n’est qu’une pure perte de temps d'énergie et de vie! Cela n'a jamais été dit aussi clairement aux humains nulle part peut être! Sauf documents marginaux mal vus ou prohibés, que personne ne lit, peut être. Mais d'instinct, tout le monde sait ce qui fait honte et donne mal à l'aise, à l’opposé de ce qui exalte et charge l’entièreté de l’être, de dignité et d'honneur. Tout ce qui en soi ne recèle pas cette flamme d'honneur et d'amour sublime, n'est que foutaise, plancher des vaches ! Je dirais même, une minable et misérable tromperie du mental, une hémorragie, pulsion de mort! Comment puis-je exprimer ça d’une manière encore plus vive?

_ Je sens que tu fais allusion à l'amour sexuel plus particulièrement. La beauté et les déboires de l'amour nous égarent tous. Que peut-on mieux voir et savoir à ce sujet d’après toi?

_ Merci pour cet élan de confiance.  Je vois qu’on est bien sur la même longueur d'onde. Mais il nous reste à se mettre sur la même hauteur de vue. Lorsque je parle d'initiation à l'amour, cela n'a rien à voir avec l'éducation sexuelle. C'est bien au-delà. Mais je ne prétends pas non plus que nos éducateurs sont en mesure d'enseigner ce que c'est l'amour. D'ailleurs qui pourra ? Mais tout ce qu'on ne peut pas définir entièrement par ce qu'il est, la logique nous apprend à le définir par tout ce qu’il n'est pas. Donc tout éducateur peut participer à éclairer les jeunes sur ce qui n'est certainement pas de l'amour. Mais pour que le courant passe il faut laisser le surmoi de côté et renonçait à l'autorité morale. On peut tout compenser par la force d'aimer. Pour enseigner l'amour, chaque enseignant peut développer encore plus d'expression d'amour envers ses élèves et se laisser aimer purement, en accueillant et appréciant leur amour pour lui. C'est la prémisse de base mais ce n'est pas l'initiation à l'amour. Celle-ci commence activement et portera son fruit, lorsque l'enseignant ou le psycho éducateur donne des séances entières à des études de cas pour démontrer pertinemment ce qui n'a rien à voir avec l'amour authentique dans une relation. En d'autres termes enseigner ouvertement ce qui n'est absolument pas de l'amour et démasquer toutes les faussetés dans les relations interpersonnelles. Nous sommes tous assez fins analystes et intelligents pour soutenir cette initiation à l'amour. Cela peut devenir comme un jeu social à tous les niveaux. Car chacun, à sa façon peut montrer la fausseté d'une relation. Chacun peut faire une démonstration par l'absurde et enseigner clairement et précisément ce qui n'est pas de l'amour. Alors pour faire ma part et commencer par moi-même, permets moi de radier à ma façon certaines  confusions d’abords. L’Amour n’est pas désir, n’est pas convoitise, n’est pas volupté, appétit ou concupiscence! L’amour n’est pas attachement possessif exclusif et jaloux. Aimer n’est pas prendre, attraper, arracher, dominer, contrôler, exploiter ! Bien au contraire c’est donner, se donner, partager, servir, créer. L'amour est paix, harmonie, joie, grâce et délicatesse, l'amour est patience infinie et confiance inconditionnelle. L'amour est non jugement, non résistance, non défense. L'amour est abandon, émerveillement, admiration, quel que soit x. L'amour est liberté de jaillissement, d'expression, de pensée, sentiment et action. L'amour est contentement et simplicité, clarté et transparence, complicité et intimité totale et absolue. L'amour est inconditionnel et illimité, l'amour est fusion, unité, satisfaction, plénitude et débordement de joie! Dans l’amour, tu retrouves ta nature angélique, éthérique et subtile.

 

   Toutefois avec ton libre arbitre inconditionnel, ton sens de l'absolu, de l'infini du parfait et de l'illimité, tu ne peux vraiment aimer, adorer et sincèrement fusionner totalement qu'avec un être parfait qui incarne la perfection divine manifeste, ou y aspire profondément. Moins que cela n'est que concession, négoce, business, jeux de l'ego ou trafic d'influence! Toutefois, si tu ne peux transcender les apparences et voir la perfection embryonnaire et la bonté fondamentale du prochain, ainsi que ses aspirations profondes, tu ne sauras aimer personne ni expérimenter et vivre l’Amour.

 

   L'amour est la vie source de vie, l'amour est cette fontaine de joie. Il n'y a que l'amour qui donne la joie, mais je n'ai pas dit que l'amour ne donne que la joie ! Parce qu'il y a amour et amour. En fait, le vrai amour suprême au sens absolu ne donne que la joie, l'enthousiasme, la paix, la parfaite harmonie, la perfection et le bonheur. L’amour transcende la mort et peut vaincre l’espace et le temps.

 

   Parlant d'amour souvent on ne connaît que les désirs objectifs qu'on prend pour de l'amour. Mais l'amour est un sentiment subjectif sublimé qui semble même irréel, virtuel et abstrait : L’amour cet inconnu! L’amour cet étranger! L’amour ce mystère mystérieux. Cela prend cette allure, partiellement en raison de l'ignorance. On n'enseigne rien ou presque rien au sujet de l'amour. L'éducation sexuelle n'est que santé et bien-être préventifs. Ce n'est pas le vif du sujet!

_ Mais si malgré tout ce qu'on dit de bien de l'amour, il peut être source de terribles peines, comment s'en sortir avec ça?

_ D'abord changeons de perception et transcendons les apparences et les déguisements! L'habit ne fait pas le moine, et même le méchant peut se déguiser en moine. L'amour n'est pas seulement un sentiment ou un principe abstrait! Change de lunettes. C'est une réalité vivante qui donne la vie, c'est un feu d'action créatrice, une cause réelle de manifestation réelle et permanente. La peur ou la haine, c'est pareil dans le sens négatif destructifs et peuvent aussi se déguiser en amour ! Cependant, le négatif étant destructeur, il est aussi autodestructeur, le mal est toujours éphémère, passager, transitoire comme un nuage noir. Il n'est jamais permanent ni perpétuel. À la limite on sait  bien que le mal se détruit lui-même et se consume.

 

   L'amour suprême est une flamme vivante et intelligente. C'est la vie. C'est le créateur lui-même. La haine c'est du goudron gluant. C'est malin et belliqueux. C'est le démon, qui à la limite se détruit lui-même, et fini par disparaître. Par ailleurs, le côté passif de la quête suprême consiste à bien sceller le peu d’amour de tout ordre qu’on vit, le raffiner en élevant sa vibration jusqu’à l’état de feu sublime. Prier que le plus grand amour soit scellé et sanctifié et ne se transforme pas en haine, c’est la reine de toutes les prières. ‘’Nul ne peut réellement haïr que s’il a aimé vraiment, follement’’. Certains deviennent même athées, intraitables en raison d’un idéal de perfection tellement élevé, que rien ni personne n’en témoigne et ne le confirme dans leur entourage. On se trouve étranger avec cet idéal qui ne correspond à rien en apparence ! Ahuri par les caricatures abjectes et les stupidités que le monde projette sur le divin, et ne trouvant personne qui partage cet idéal de perfection, on est amené à rejeter et à haïr même cette idée de Dieu et son existence. Mustapha est bien passé par là ! (Confession due). L’adoration d’une autorité suprême imparfaite et implacable, ne peut élever personne et devient l’opium des peuples. Mais quand l’idéal de perfection suprême a sonné de nouveau à sa porte, il en est sorti victorieux, de tout ce piège du réductionnisme religieux.

 

   En définitive le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit de vivre dignement ou mourir dignement; dans ce sens que la dignité est ce bel équilibre entre la fierté et l’humilité dans leurs essences authentiques. La quête suprême c’est en définitive, la quête de la perfection qui aboutit à l’ascension. La quête suprême consiste à réaliser Dieu en devenant et en vivant de mieux en mieux à son image et à sa ressemblance ! Dieu a créé l’être humain pour qu’il devienne comme lui, dit la genèse. Soyez parfaits dit le Christ! Être parfait consiste à manifester la perfection dans tous les aspects de sa vie, par pur amour de la perfection ou de l’idéal. Cela n’est possible qu’en renonçant à la conscience humaine, en se consacrant à la vie Sainte, en s’ouvrant à l’intimité avec Dieu, pour recevoir pleinement sa conscience, et en s’exerçant à la manifester fidèlement pour l’intérêt de tous. Nous sommes fondamentalement bons et la perfection réside en nous, mais cela n’est pas suffisant parce qu’on est un instrument actif et un canal de l’expression divine dans la dimension de basse fréquence. C’est tout un défi vibratoire dans la matière dense. On n’est effectivement parfait ou presque, qu’en manifestant la perfection intérieure, en l’exprimant, en la proclamant et en l’honorant. Se contenter de proclamer qu’on est déjà intérieurement parfait et que la perfection physique n’est pas de ce monde, démasque probablement un début d’état de fuite ! Se soustraire à cet impératif de manifester le parfait ou presque parfait, sous l’alibi que la perfection n’est pas de ce monde, n’est pas de l’humilité! La fausse humilité est une arrogance dissimulée. Car un instrument parfait qui n’agit pas et ne manifeste rien de parfait ne vaut rien en tant qu’instrument. À travers leurs vies, les amoureux ont manifesté des actes de bravoure, de courage, de dévotion et d’abnégation qui frisent les chimères ! Des épopées de perfection qui coupent le souffle, qui donnent des frissons, qui font couler les larmes ! L’idéalisme des amoureux frise la magie sublime, et a toujours marqué les annales ! Oui tout être humain est capable d’actes les plus parfaits possibles et de l’honnêteté la plus absolue qui soit. Ce n’est pas seulement l’apanage des plus grands, qui ont marqué l’histoire.

 

   La valeur effective de l’amour réside dans l’action parfaite ou qui tend vers la perfection même tangentiellement. C’est cela que requiert l’amour et pas moins, pour honorer la source de toute perfection.

_ Je crois qu’en définitive vous êtes allé trop loin dans d’autres dimensions. On dirait même pour changer de sujet probablement. Pourrions-nous revenir à l’amour plus terrestre si possible, ou plutôt reprendre le sujet de l’autre côté?

...Bien que l'amour soit pour moi l'ingrédient capital de la vie, une multitude d'autres facteurs sont aussi importants. Je veux en avoir le coeur net, une bonne fois pour toutes, quant à sa primauté relativement aux autres facteurs du bonheur. Je ne veux pas te contrarier mais nous pourrions revenir à l'amour en conclusion comparative. Pour moi, tant qu'à être dans la quête du bonheur, j'aimerais savoir à quel degré l'argent, le sexe et la ‘drogue’ peuvent-ils entrer en ligne de compte? C’est ça ma question, je ne passerai pas par 36 chemins. Sont-ils plutôt antinomiques avec cette quête du bonheur?

_ Tout dépend de l’approche et de la finalité. En toute franchise, tel que recherchés et utilisés par les humains et de par le concept de la société de consommation, ces facteurs sont tout simplement la dérive totale, source de toutes souffrances, sans dire plus! Il sont donc tout à fait antinomiques avec la quête du bonheur!

_ Si je te demande de dire plus.

_ J’ajouterai un seul mot : La perversion de l’amour de soi, amour de la vie, est la seule cause de la mort !

_ Comme on est tous mortels, nous avons tous pêché contre l’amour.

_ Sans connotation religieuse, c’est tout à fait exact. Mais tel que la vie les a manifestés originellement, l'argent, le sexe et la substance sont des moyens utiles et de bons apports à cette fin. Toutefois, ces moyens utiles ne sont surtout pas une fin en soi, à moins que l'on tienne à l'esclavage et à l'auto sabotage. Une haine inavouée envers soi, ne peut qu'envenimer tout le monde.

 

   Je tiens d'abord à traiter chacun de ces facteurs séparément et distinctement pour ne pas éviter toute confusion. La grande leçon à en tirer, sera un remède préventif contre toutes les obsessions, autant matérielles qu’émotionnelles. Je te dis alors tout de suite attention aux obsessions, déviations et états de fuite, ainsi qu’à leurs conséquences!

_ Je ferais bien cette grande méditation en temps et lieu, mais peux-tu me préciser d’abord ton objectif qui s’articule autour de ces avertissements?

_ Préfères-tu cueillir le fruit avant sa saison?

_ Non mais, c’est seulement pour ne pas partir sur de fausses pistes. Qu’est-ce qu’on entend par obsessions, déviations et états de fuite? Que veut-on dire par obsessions matérielles et émotionnelles.

_ Je vise par là tous ses fantasmes de coup de foudre par rapport au sexe, à l’argent et au pouvoir, sans restreindre la liste des formes d’obsessions.

 

   Par définition : Les obsessions sont des états névrotiques résultant d'un paterne de pensées et d’émotions longuement nourries et soutenus, prenant une forme de croyance en une promesse ou un présage. D'autre part on trouve des obsessions rapides qui naissent comme un champignon suite à une surprise où à une émotion forte semblable à un ‘’coup de foudre’’, mais elles deviennent aussi vite impériales, maladives et sans relâche. Tout à coup plus rien de normal ni de supportable sans l'étanchement de ce désir, sans la protection compulsive, contre ce présage ou ce danger imaginaire. ‘’Au secours je devenir fou !’’. Dans cet état on est tout à fait aux prises avec l'ego qui prend le contrôle. Alors on dévie complètement son plan de vie, on ne fait plus confiance à personne ni même à Dieu et on ne peut plus composer. Le seul recours est la solution égocentrique dictée par la suggestion hypnotique de l'ego collectif. Comme de raison cette solution se fera nécessairement au détriment de quelqu'un! C'est une solution émotionnelle donc irrationnelle et subconsciente. Elle est souvent spectaculaire mais, tout à coup plus rien ne va! La réussite coûtera si cher ou goûtera très amer. La victoire se transforme en culpabilité et honte. Et même l'amour se transforme en une haine implacable totalement destructive! On ne force pas impunément la nature des choses ! Et c'est souvent trop tard, le karma est irréversible dans la conscience de l’individu. Il aurait fallu renoncer à sa propre solution ou lâcher prise jusqu'au bout, sans céder les reines de pouvoir à l'ego. La règle en vigueur demeure : dès que tu te trouves à l'état obsessionnel feu rouge! Tu es en danger ou tu es devenu un danger public. Il est temps de s'arrêter et lâcher prise avant qu’il ne soit trop tard, irrémédiablement ‘foutu’ ! Mais souviens-toi que Dieu est positif et ne te condamne pas si tu ne te condamnes pas toi-même. Tant et autant que tu es prêt à te lever pour faire mieux. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, même si tu t’es condamné toi-même pour tomber dans la culpabilité et la peur. Ces énergies sont nauséabondes et aucun Dieu n’en veut un seul instant. Ta souffrance n’intéresse personne et n’aidera personne, mais ta bonne volonté aidera tout le monde.

_ Merci. Comme tu dis, un homme averti en vaut un homme  complet. Maintenant pour bien équilibrer, serait-il temps de passer du côté rose? Que peut-on savoir de plus sage au sujet de la sexualité?

_ Quant à la sexualité, bien qu’elle représente une fonction vitale pour le corps humain dans sa reproduction sur cette planète, et bien que le plaisir ou les sensations que l’activité sexuelle procure sont très intenses, elle n'est pas le bonheur! Le sexe n'est pas la joie ultime, ni l'extase ni la félicité! Il en comporte seulement les traces et l'illusion qui est une tentation prenante, maladive, sournoise et aveuglante! Je vous en dois la preuve, et la vie se chargera de mon compte, si je ne m’astreins à la pure vérité. L’excès d’activité sexuelle devient en soi une hémorragie d'énergie vitale qui compromet la santé, la jeunesse, la vivacité et la vie elle-même. C'est en soi la pente douce qui devient aisément la glissade du suicide programmé. J'exagère à peine! Non même pas. À ce point, j'ose le dire sans me tromper, et cela sans vouloir préconiser la chasteté et la vie de moine comme un modèle de vie pour cette humanité dans son ensemble!

C'est relativement absurde d’en faire un model. Mais la démarcation d’une minorité sert bien l’équilibrage de l’ensemble. La vie idéale de moine sert à équilibrer le dosage énergétique et vibratoire de l’ensemble des énergies humaines. Sais tu pourquoi les puritains sont mal vus? Parce qu’ils tombent vite dans le jugement et dans les projections négatives, au lieu de devenir comme des enfants. L’ego s’arrange pour qu’ils perdent d’une main ce qu’ils gagnent de l’autre. Ils deviennent crétins et ‘insupportables’. Un vrai moine de cœur pur est celui qui revient à l’état d’enfant innocent de tout jugement.

 

   Par ailleurs, dans cette société de consommation, il n’y a pas plus dangereux que la validation mentale du double standard et du sexe bon marché, au détriment des valeurs du sublime amour. Pour être juste, sensé et réaliste, je ne perdrai pas mon temps à argumenter ni à écouter les validations mentales intellectualisées au sujet de la sexualité, au détriment des autres activités supérieures de l’être humain et de ses canaux. Inutile d’argumenter, parce qu’on ne peut pas aimer avec sa tête ! Je dirais même que l’intellect est incompétent pour parler d’amour unilatéralement. Il ne pourra jamais être authentique à ce sujet, sauf peut être s’il s’astreint à faire le simple porte-parole ‘fidèle’, un simple lecteur des sentiments du cœur et de ce qui se passe dans le subconscient émotionnel, ressenti au niveau du système sympathique, ressenti au niveau des mécanismes instinctuels et vibratoire du corps. On ne peut négliger tout cela et prétendre au bonheur, ni au simple équilibre, tout en écoutant les validations mentales et intellectuelles à la mode. Ce sont les manœuvres de l’ego collectif, bête et méchant, pour détruire sauvagement ce qu’il y a de plus précieux, délicat, subtil et sacré, au profit de l’égoïsme mental froid et cynique.

 

   En termes religieux, c’est Dieu ou le diable, choisis ton camp. Tu ne peux suivre deux maîtres en même temps. Surtout s'ils sont ennemis déclarés l’un  pour l’autre. C’est tout à fait la dualité du double standard. Quelle que soit la dictature du chef d’orchestre en la matière, vous n’êtes pas obligés de vivre de cette manière. (‘I dont have to live this way…dit la chanteuse) C’est la chute, la dégradation et la faillite de l’être, l’amenant au bout du rouleau. C’est carrément une invasion astrale* satanique soutenue par les ‘’intello-scientistes’’ des temps modernes, vendeurs habiles de toutes pilules de cauchemar ! Le sage est celui qui renverse la vapeur, change son fusil d’épaule et ne déclare jamais faillite avant d’être réellement vaincu. Il vaut mieux demander de l’aide thérapeutique ou autre, que d’abdiquer lâchement son identité humaine. L’amour sublime est le sens même de la vie, c’est l’idéal de perfection qui relève la conscience humaine vers les plus hautes fréquences du sacré. Le troquer pour rassasier la bête ou amadouer le mental, s’est se renier soi-même. Une activité sexuelle sans amour est une convulsion destructive et dégradante. Ce n’est pas plus complexe ni plus difficile à comprendre. Sauf pour l’obsédé bien sûr. 

 

   La fidélité est le cadeau parfait de l’amour. C’est un fait qui se passe de toute moralité. Mais ce n’est pas du tout un critère de jugement ni un justificatif pour une quelconque haine destructive, non plus ! Devant l’infidélité, dis-toi bien que tu en as eu pour ton karma. Tu répares ta barque où ta baraque, ou tu quittes pour te guérir et re-mixer ta vie ailleurs, afin de cultiver et attirer le vrai amour. En attendant abstiens-toi et visualise le grand rêve de ton cœur à chaque nuit.

_ Mais sans aller à ce point, que faire donc avec cette énergie sexuelle surabondante et exubérante qui habite tout un chacun, depuis la puberté jusqu'à un âge avancé. Comment contrer ça, et quel bon sens y a-t-il à le faire? Pourquoi développer un complexe de castration à ce sujet?

_ La sexualité encore? Ce n’est jamais assez dire! Non, il ne faut pas faire de la sexualité une fin en soi, mais l'un des moyens facultatifs pour vivre une vie saine et heureuse. Comme je te l'ai déjà dit, je le répète: il n'y a que l'amour qui donne la joie! Il n'y a que la continuité des joies qui constituent le bonheur. Mais par amour, il ne faut pas entendre sexe! Bien que c’est devenu une neuro-association subconsciemment dissociée. L'amour est une finalité, en même temps qu'un élan de départ, un art de vivre en soi, avec soi pour autrui. J’aimerais ouvrir une parenthèse pour ajuster rapidement la perception humaine à ce sujet. Faut-il chaque fois rappeler l’ABC et les notions élémentaires à tout bout de champ?

 

   Pour les jeunes qui confondent désir et amour, je leur rappelle la différence entre ‘’le désir d’une louve à croquer un lièvre’’, versus l’amour qu’elle ressent pour ses bébés. Pour les adultes qui confondent la jalousie possessive avec l’amour, je leur rappelle la différence entre le désir de dominer, posséder et contrôler, versus le plaisir de satisfaire, libérer et plaire. On ne peut confondre la possessivité et la peur avec la confiance et le mérite.  C’est un non-sens.[1]

 

   Il convient judicieusement de partager ici une de mes réflexions écrites au sujet de cet aspect de la mythologie ‘incurable’ :

« COUP DE FOUDRE ET AUTO DUPERIE !

‘’Ôte tes sandales, ce terrain est sacré’’ a dit le feu ardent à Moïse au sommet de la montagne ! La quête du coup de foudre est un cheminement intérieur, une alchimie de patience et de raffinement, qui vivra le miracle à l’intérieur, avant même d’ouvrir les yeux pour le voir manifeste. Mais, celui qui part à la chasse perd sa place dans le gala de l’amour ! Celui qui part rechercher son coup de foudre à l’extérieur verra des déboires, vivra le calvaire et déraillera totalement du chemin de sa vie. On ne joue pas avec la loi de la vie! 

 

   Dans ce siècle de la communication à outrance, d’explosion de l’information et des possibilités inouïes de recherches scientifiques en tout domaine de la vie, la transparence à nos vraies vérités est rendue possible, mais combien lointaine et difficile. Pourquoi? Pourquoi ne pas jeter nos masques et mettre à nu, franc jeu, cartes sur table nos besoins attentes et balises, pour fonder des relations honnêtes sincères et stables propices à l’amour / liberté paix et respect?

 

   Hélas, le côté irrationnel, subjectif et subconscient de l’humain, se nourrit de chimères et de mythes romanesques à travers les filmes, la littérature, la musique, le chant, et les défilés de toutes les modes. Au point qu’on oublie le côté montage / média, et l’on part à la conquête, pour dupliquer en ‘fast-food’ la stratégie cinématographique ou médiatique fascinante. Tous ces canaux qui disposent des moyens les plus envoûtants, continuent à véhiculer les mythes et transformer de nobles réalités et valeurs, en simples mythes ou en’’ fast food’’. Au point que les jeunes d’aujourd’hui concilient inconsciemment toutes ces extrêmes, du plus fétichiste et primitif au plus futuriste et recherché, dans un semblant de cohérence trompeuse. Qui parmi les jeunes d’aujourd’hui ne véhicule pas des pensées magiques et ne parle pas de COUP DE FOUDRE à la légère? Tout à fait comme si on parle d’aventure, de Gros lot ou de voitures. Le langage même, utilise l’expression caduque ‘’tomber en Amour’’ pour chavirer dans des contes de fées et de rêveries sans tête ni queue. Je n’ai rien contre l’Amour bien au contraire mais, qu’est ce qu’il en est réellement? Je constate seulement, que si l’on ‘gratte’ un peu on démasque facilement l’hérésie et l’auto tromperie. Mis à part la comédie préparatoire consciente ou inconsciente, de mise en scène, et les fétiches de ‘drague’ et de séduction, on confond carrément un désir vorace et une excitation libidinale mêlée de gêne et de peur, à ce qu’on appelle UN COUP DE FOUDRE! Et on s’évertue à l’habiller de toutes sortes d’idées, de coïncidences et de ‘’déjà vu’’ en rêve, en film ou en fantasmes, élucubrations et hallucinations; que sais-je ! Ce qui était un jeu astucieux de l’ego, manœuvres et trafic d’influence, devient littéralement un substitut à la vérité. Un étalage, un beau tableau de collection à vendre, ou devient-il encore un gage et un vœu sacré ! Y a-t-il pire menteur que celui qui ment à lui-même? On croit piéger l’autre, alors qu’on est déjà dans sa cage. Quelle hérésie! (Cf. special love relationship / A course in miracles). Avec une telle attitude et une telle approche, on ne peut récolter que déboires et consternations.

 

   Combien de couples se sont joué (en toute complicité) ce ‘tour de magie’ qui a gâché le restant de leur vie, sinon le meilleur des années à vivre? Fidèle à un mythe trafiqué de toute pièce, on renonce carrément à soi, à sa vie et à sa liberté pour vivre toutes les servitudes d’un stoïcien séquestré! Mais peut-on relâcher l’interprétation de cette expérience ‘du sacré’ qui fait de soi quelqu’un de SPÉCIAL, de mystique et unique? Jamais, au grand jamais et pour rien au monde! Ça demeure un souvenir vivant, chaud, brûlant, galvanisé par le subconscient personnel et intime, pour le compte de l’inconscient collectif, qui maintient la société humaine au bas de l’échelle de ses archétypes saugrenus. À la fin du drame de ses jours on chantera amèrement ou l’on gémira et criera  haut à l’esclavage ‘’… J’ai oublié de vivre! …’’ Et on succombe à cette maladie imaginaire. Au fond ‘’personne’’ n’a vu ni vécu sauf l’échec à cô de la plaque, loin de l’amour sublime. Quel gâchis!

 

   Combien parmi nous ont souffert le martyre dans ce genre de co-dépendance affective, soutenue par un vœu plus cruel qu’un acte de mariage catholique de l’époque victorienne. Si l’ancienne génération en a fait un tabou religieux incontournable, au risque d’ex-communion, la génération actuelle en fait la pierre d’achoppement, qui renverse son train de vie et qui démolit la baraque. Il suffit d’une grosse peine d’amour et voilà tout en ruine, et rien ne vaut la peine de vivre! La dépression nerveuse bas le train, train. Il n’y a plus que la drogue ou le suicide ; si ce n’est pas le crime ou la délinquance sexuelle obsessionnelle, lorsqu’on ne croit plus un instant à l’amour ! Les plus intelligents ou moins idiots, empruntent plutôt la voie de fuite en compensation dans le volontarisme et la compétition matérialiste de l’avoir, du pouvoir et du paraître.

 

   Encore quel gâchis! Au nom de ce qu’il y a de plus sacré dans la vie, n’y a-t-il pas une alternative de choix pour l’amour réel ; l’amour qui se démarque autant du mariage de raison ou d’intérêt de l’époque victorienne, que des relations ‘’fast-food’’ de la société de consommation d’aujourd’hui ?

 

   Où en sommes nous de l’Amour et qu’est ce qu’on en sait, si ce n’est cette farce cruelle qui gâche ’irrémédiablement’ la vie de quelqu’un dans la majorité des cas, au nom des bonheurs d’un rêve impossible? Je ne connais aucune romance réelle ou fictive qui soit fondée sur une base solide et crédible de nos jours, et aucune qui a duré substantiellement longtemps! La fraude ne peut mener qu’aux déboires, lourds de conséquences, quel que soit le scénario de l’issue choisi. C’est le premier pas qui détermine le contenu et c’est la patience dans le développement qui assure la réussite. Si le cheminement n’est pas vers l’intérieur en premier lieu, tout est peine perdue, pour ne pas dire précipitation dans l’abîme !

 

   En fait le monde a besoin d’une réelle initiation à l’Amour au prix d’un renoncement sincère à la pensée magique. Nous ignorons carrément l’ABC de l’Amour. Toutefois même si l’amour aurait été un mythe comme les autres, comme on a tendance à conclure hâtivement, sachons le d’avance et jouons ‘safe’, pour en sortir majeurs et vaccinés! Mais le mariage de raison ou d’intérêt ainsi que les unions libres ne sont pas des alternatives moins malheureuses. C’est simplement la ruine à petite foulée, beaucoup mieux gérée, moins explosive et moins dramatique. Je le dis et je le répète, il n’y a pas de substitut à l’amour. Et l’imitation de la vie n’est pas une vie.

 

   Non, l’amour n’est  pas un mythe, mais il n’est pas l’apanage de tous! Surtout pas ce monde superficiel, artificiel et ‘’speedé’’ (surexcité) d’aujourd’hui. Hélas en grande majorité, c’est le jour et la nuit, on est pratiquement plus loin de l’amour, que la terre est loin du ciel étoilé. »

 

   Cette initiation à l’amour n’est pas une recette psychologique, un concept philosophique, ni un mythe métaphysique ! L’initiation à l’amour est possible pour ceux qui croient encore en eux-mêmes, ceux qui croient au nouveau départ, ceux qui croient à la résurrection de l’amour. Elle est cependant très difficile et quasiment impossible pour ceux qui ne croient plus à l’amour et qui ne sont même plus capables de s’aimer eux-mêmes. J’ai toujours soutenu que cette initiation à l’amour n’est pas une utopie ni un concept métaphysique, parce que l’amour est inhérent à la vie. Tant qu’on a un cœur qui bat, on a le pouvoir du cœur, ce pouvoir d’aimer. Ce pourvoir est inhérent à la vie.  Rien de mystique, c’est tout simplement le pouvoir d’apprécier pleinement et profondément, et de se laisser apprécier. Ceux qui croient par contre que le cœur n’est qu’un muscle, ou une pompe qu’on peut emprunter du corps d’un cochon par chirurgie, il est inutile de leur expliquer que le foyer vibratoire du chakra du cœur est le vrai foyer du pouvoir du cœur, quel que soit la pompe et sa nature, qu’elle soit animale, métallique ou en plastique. C’est le foyer vibratoire ou le carrefour d’énergie vitale enraciné à la moelle épinière dont il est question. Ce foyer est un quadriple cœur. Il est l’intersection des quatre corps terrestres. (pour ceux qui savent de quoi je parle)

 

   L’essentiel à comprendre, c’est que l’initiation à l’amour consiste à ouvrir les écluses et non seulement les robinets, pour toute expression d’amour, d’appréciation de gratitude, de pardon inconditionnel, d’admiration, d’encouragement et même d’adoration. Oui, il est bien question d’atteindre ou de viser au moins cet état d’exaltation et d’adoration sincère envers l’autre. Mais transcender la personnalité et l’Ego pour adorer la dimension divine et sublime de son idole ! Ce n’est pas le genre d’idolâtrie païenne condamnée par les religions, qui ont malheureusement toutes échoué, dans leur mission d’initiateur à l’amour transcendantal. Toutes sans exception, ont lamentablement échoué. Vous savez bien à quoi on est rendu avec la religion et son emphase sur le pêcher et sur le mérite, sans négliger le jeu manipulateur qui asservit les fidèles, sous le fardeau de la culpabilité et du jugement sans merci. Ce n’est que le tableau pitoyable que les religions nous ont laissé aujourd’hui. Elles sont ultimement devenues l’agent corrosif et névrotique de la société, sinon le nerf même de la ‘guerre sainte’ et de la cruauté satanique! J’exagère à peine, pour montrer le revers du tableau qu’on s’évertue à cacher. On le trouve même au revers du positivisme des églises les plus charismatiques.

_ Est-ce que les matérialistes et les athées sont aussi concernés par l’initiation à l’amour, même s’ils ne veulent rien savoir de la religion comme de toute spiritualité?

_ Tout à fait, pour autant qu’ils aspirent à un idéal et qu’ils désirent sincèrement l’émancipation, la joie, la paix et l’harmonie. Pourvu qu’ils aspirent à un idéal de justice, d’équité, d’intégrité, de dignité et de prospérité pour tous. ‘’Les gauchers sont souvent même plus créatifs que les droitiers’’ je présume ! Et même ceux qui s’attachent à la ‘’tradition routière de circuler à gauche comme en Grande-Bretagne’’ ne sont certainement pas anarchistes, ni moins civilisés, si tu veux rire !

 

   Alors même si on ne croit pas en Dieu et qu’on soit contre toute religion et toute spiritualité, ce n’est souvent qu’une transcendance d’un phénomène intérieur plus subtil et plus perfectionniste. Il suffit alors de vouloir s’aimer soi-même vraiment, en adorant intensément l’idéal de son cœur tout simplement. Oui, adorer l’amour sublime, adorer la beauté, l’harmonie, la douceur, la subtilité et la délicatesse, adorer la joie et la plénitude, adorer la paix, la vérité, la clarté, la certitude, adorer la sagesse, la pureté l’honneur et la justice, adorer la perfection et la victoire du jaillissement créateur, c’est la participation requise dans l’initiation à l’amour. On peut en mettre et en mettre et ajouter. Par ailleurs le champ s’élargit à l’infini avec l’admiration du sens même de l’absolu, du parfait, de l’infini de l’éternité, le sens même de l’immanence et de la transcendance, le sens même de l’impossible de l’omniscience de l’omniprésence et de l’omnipotence, le sens des miracles, la béatitude et la félicité au-delà de tout bonheur concevable... Je peux te certifier que même le philosophe le plus athée songe à tout cela et peut en boire et y investir de l’Amour pour épanouir sa nature intérieure. Tout en y puisant l’énergie lumière suffisante pour communier avec tout aspect de la nature extérieure, il se trouve à communier avec la grande harmonie cosmique perpétuelle. Mustapha est passé par là pour y découvrir la voie royale du retour à Dieu, à l’unité avec Dieu après deux décennies d’athéisme. Un athéisme radical mais chercheur sincère de la vérité ultime qui libère.

 

   Telles sont les veines d’initiation à l’amour qui se passent de toute religion ou spiritualité. Elle représente même un nouveau départ à la découverte de la joie et de l’amour de soi pour l’intérêt de tous. Une découverte authentique de ses propres attributs, en tant que facettes transcendantales de l’autogène suprême maître de tout. La semence de grandeur habite tout un chacun, parce qu’on est en soit le plus grand miracle de la vie, un embryon de Dieu !

   Pour les moins radicaux qui ont déjà reconnu ces composantes phénoménales intrinsèques de l’être et qui ont commencé à naviguer dans le sens du courant de la vie, il n’en demeure pas moins, en dehors de toute mentalité religieuse, que nous recherchons tous une spiritualité d’amour et d’initiation à l’amour, au retour à l’amour et aux valeurs éternelles. Ceci par la voie du pardon inconditionnel envers soi et envers autrui, une tolérance sans mesure, une transcendance des apparences et un effort constant de ressusciter la flamme d’amour par l’appréciation, la gratitude et l’admiration.

 

   Telle est la clé efficace maintenant requise pour guérir le monde et parvenir éventuellement à lâcher les écluses et ouvrir les barrages du ‘feu sacré des flammes vivantes’ de l’amour cosmique.

 

   Cette éducation de base est à mon sens, aussi importante sinon plus importante, que l’éducation sexuelle dans nos écoles. Car à ce stade, nous menons encore un mode de vie primitif sur le plan relationnel et affectif ! Le tout camouflé dans un cadre de haute technologie et d’hallucinations scientifiques. La société intellectuelle assujettie au cerveau gauche est tout à fait ‘gauche’, déséquilibrée, incohérente dangereuse et ‘sulfurique’.  Elle est étrangère au cerveau droit, étrangère au cœur, étrangère à l’amour, étrangère au sens même de la vie !

 

   Ce n’est pas une condamnation, c’est un appel à l’amour à l’équilibre, à la paix, à l’harmonie. Nous voulons graduer maintenant.

 

   Les sciences humaines sont-elles encore à leurs balbutiements? Et pour combien de temps encore?  C’est ça la double question.

C’est pour cela qu’on peu affirmer sans l’ombre d’un doute, que le monde est malade, et que les médecins appropriés à ce genre de maladie ne sont pas encore nés peut être ! Et que la médecine appropriée, si elle n’est pas systématiquement avortée, elle n’est pas vivace mais plutôt fébrile. Tant et autant qu’il n’y a pas d’ouverture sans réserve, vers la spiritualité douce et joyeuse et envers les sources de lumière et d’émerveillement, le bonheur ne verra pas le jour à grande échelle sur cette planète. Jusqu'à quand, oh bien aimés, vous détournez-vous de l’amour en tant que loi de la vie?

 

   Mais là n’est pas la question clé dans ce contexte. La question brûlante demeure : alors où sommes-nous de l’amour, terre à terre et au quotidien? Qu’est ce qu’il en est? Où le voit-on agir en tant que loi active de la vie, en tant que finalité, en même temps qu'un élan de départ, un art de vivre en soi, avec soi, pour autrui ? Où voit on des traces de tout cela ? Je ne le nie pas ; je veux qu’on focalise là-dessus pour le trouver, le reconnaître, l’amplifier, l’épanouir et mieux l’enraciner.

_ C’est pour cela peut-être qu’on parle si judicieusement en termes d’initiation à l’amour. Faut-il bien apprendre l’ABC afin de commencer à lire. Comme tu l’as dit, c’est  plus pertinent et indispensable que l’éducation sexuelle. Mais quelle en est la prémisse fondamentale puisque le bonheur comme finalité personne n’en disconvient.

_ La prémisse comme je l’ai dit : ‘’ Enlève tes sandales, ce terrain est sacré’’ ce qui veut dire dans ce contexte ‘’mets de côté ton cerveau gauche et avance, le cœur ouvert et les mains vides vers la source’’. Avance intérieurement vers ton soi et ton être, pour en recevoir tout l’amour à propager, mieux rayonner et semer dans le champ de la vie.

 

   Non, ce n’est pas de la poésie tout cela, c’est la base d’un programme pédagogique de développement du cerveau droit, de l’intuition du cœur et de l’intelligence émotionnelle surtout. C’est l’intelligence centrale du cœur qui saura gérer harmonieusement à la fois l’intelligence émotionnelle et l’intelligence mentale, afin de les unifier avec l’intelligence de la source. Sans cela on restera tel un homme primitif qui s’amuse avec les technologies de pointe. C’est à dire tout à fait un fou dangereux ! 

_ C’est terriblement vrai. Mais pour moi personnellement, je  me demande si ce n’est pas trop tard pour se reprendre en main ou remettre la pendule à l’heure. Je suis un adulte qui est sorti déformé par notre système éducatif. Et je vois la situation encore pire pour celui qui n’a pas la même ambition de haute spiritualité et de transformation radicale comme moi. N’est-ce pas vraiment trop tard ? Y a-t-il espoir ? Est-ce que l’initiation à l’amour, peut aider un adulte ordinaire, sans trop d’ambition ni idéalisme?

_  Il est question de cohérence d’ouverture et de désir de changement. Surtout pour toi, parce que tu le désires et tu en a l’intention. Il suffit de maintenir ton intention et fournir le minimum d’effort soutenu. Tout est possible, parce qu’au fond des choses, c’est très simple. Je suis réaliste et très pratique. Ce n’est jamais trop tard, parce que l’amour est toujours présent. Il est inhérent à la vie. C’est la pulsation électromagnétique qui fait battre le cœur vivant. Pourvu qu’il y ait ouverture d’esprit à cette émergence de l’amour, pourvu qu’il y ait aspiration authentique au bonheur, le terrain est fertile et très prometteur. Mais celui qui a adopté la pulsion de la mort et choisi autrement, ne goûtera pas à l’amour de soi dans cette vie. Celui qui ne veut plus croire en lui-même, ni croire à l’amour, s’est déjà enterré vivant. Personne n’a le droit d’interférer avec son libre arbitre.

_  Je ne suis pas fermé et je crois à l’Amour source de toute joie. J’adore les grands idéaux. Mais j’avoue qu’en t’écoutant parler si clairement de la joie et de l’amour de soi, je réalise que je suis loin de m’aimer moi-même réellement ! Par idéalisme et altruiste, je m’inquiétais pour tous les adultes victimes du système éducatif, mais franchement, je m’inquiète autant pour moi-même.

_ Ce qui t’inquiète c’est l’impossibilité que tout le monde guérisse en même temps, mais ce n’est pas nécessaire. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, car la semence de l’amour de soi réside dans le désir du bonheur. Si au moins tu aimes ce désir de bonheur et de perfection, il y a de quoi t’aimer toi-même. Il reste à apprendre comment cultiver quotidiennement la joie et l’amour de soi. Il s’agit tout simplement d’enlever tranche par tranche, toutes les barrières mentales qui empêchent l’amour de jaillir.

_ Oui, j’ai bien compris les pièges de la culpabilité, du doute et de la peur, du jugement et du manque de pardon. Mais c’est bien plus vaste. J’ai l’impression de ne pas m’en sortir de sitôt. C’est toute une forêt à défricher tout seul !

_ Par inquiétude et empressement, on s’attaque de front au choses les plus difficiles et les plus long terme, pour se décourager vite et abandonner la quête. C’est encore un piège de l’ego !

 

   Regarde par contre ce qu’il y a de plus simple à faire ici maintenant, pour en tirer du cash sur table. Fais à toi-même ce que tu ferais naturellement et spontanément à quelqu’un que tu aimes et tu désires lui donner la joie immédiatement. Quelle est ton attitude envers lui ou elle ? Quelle est ta disposition, et quel est ton engagement dans le processus ?

 

   Il va de soi que tu crois en la personne et tu lui fais confiance. Il va de soi que tu lui témoignes tolérance et patience. Il va de soi d’être sincère, juste et doux envers la personne. Il va de soi d’être fidèle, subtil et discret quant à ses confidences et son intimité avec toi. Il va de soi de voir grand et loin pour vous deux. Il va de soi que tu le respectes et tu sois une source de paix, de repos et d’harmonie pour lui. Il va de soi que tu l’affectionnes et tu lui témoignes tendresse et compassion sans limite. Il va de soi que tu transcendes ses défauts, que tu le pardonnes et tu lui fais oublier ses erreurs. Il va de soi que tu lui demandes pardon et tu cherches à te concilier avec lui totalement et à tout prix.

 

   Alors pose toi la question, suis-je vraiment et sincèrement prêt à me concilier avec moi-même ? Suis-je vraiment prêt à transcender mes défauts et à me pardonner totalement ? Vais-je faire l’effort d’oublier les résidus ‘puants’ du passé ? Vais-je m’interdire totalement de les décortiquer et de me rappeler leurs détails pénibles ? Si je veux me concilier vraiment avec quelqu’un, je ne dois évoquer avec lui que les choses qui font son plaisir et le mien. Si je veux m’aimer uniquement[2], je ne provoque aucun raisonnement ni aucun souvenir qui me fait mal ou qui me fait douter de moi-même. Puis-je me faire confiance, puis-je être tolérant et patient avec moi-même. Puis-je me parler uniquement en douceur et avec délicatesse ? Puis-je être juste envers moi-même et me traiter honnêtement et sincèrement ? Puis-je être fidèle à moi-même, être inconditionnel et respectueux ? Puis-je me regarder uniquement dans le miroir de ma magnitude et me voir seulement dans la victoire de mon plan divin ? Est-ce difficile de tourner le dos au mal, et de m’interdire d’imaginer l’échec et les situations écoeurantes ? Puis-je être le plus tendre ami à moi-même et maintenir la plus grande compassion possible et imaginable  avec moi-même, avec mon enfant intérieur?

 

   Oui je crois en ma bonté fondamentale et en mon désir ardent de bonheur et d’harmonie pour moi-même et pour tous. C’est tout ce qui compte. Maintenant, je désire rayonner uniquement ces intentions dans toutes leurs magnitudes, pour l’intérêt de tous. Je suis un soleil de la joie et de l’amour de soi pour le bonheur de tous. Je ne rayonne que la lumière, l’espoir, la paix et le respect, et rien d’autre ne me concerne. Voila tout !

 

   Si tu as médité avec moi la portée de ces prémisses, tu as déjà bénéficié d’une initiation en aller et retour à l’amour de soi pour l’intérêt de tous. C’est tout à fait scellé à double tour de clé. Et tu n’as plus qu’à cultiver la joie dans le champ de la vie en partant de ton jardin intérieur. Ton jardin magique, qui lance les rayons de ses rêves vers tout horizon dans les chemins de la vie. Félicitations

_ Infiniment merci. C’est reçu 5/5. Je demeure éternellement reconnaissant.

_ Pourtant c’est aussi simple. N’est-ce pas ? En réalité, celui qui a encore le bon sens de pouvoir pratiquer ces notions de base envers soi même, comme il le ferait envers autrui, n’a même pas besoin d’initiation. Il est déjà un maître, une référence et un modèle vivant.

 

   Pour revenir à nos moutons, c’est lorsqu’on a appris à s’aimer entièrement soi même, qu’on saura aimer quelqu’un et faire son bonheur, sans le torturer, sans le manipuler, sans l’étrangler ou l’asphyxier de temps à autre !! L’humain ne sait que trop peu sur l’amour, au point de confondre le désir consommateur, le besoin et la dépendance, avec l’amour réel. Quelle parodie, et quelle insulte face à la délicatesse de l’amour sublime !

_ C’est terriblement vrai, et tout vient de la base. Mais avec l’éveil spirituel qui s’affirme, je crois que tous les systèmes éducatifs commencent à prendre sérieusement conscience de ce déséquilibre ‘’déformationnel’’ si je peux m’exprimer ainsi. On nous apprend rien sur l’amour de soi ni sur l’amour d’autrui. Et l’éducation sexuelle est si pauvre et si limitée. Elle n’a pas du tout la portée d’une initiation à l’amour.

_  Oui tout à fait. Alors inutile d’être pessimiste ou alarmiste. Il y a lieu de constater les changements qui s’opèrent. Dans les milieux d’autorité en la matière, on commence à reconnaître par exemple, que le rapport sexuel sans amour est finalement une grave erreur. Pour moi, c’est même une ‘’violence bestiale’’ et une dépendance maladive. La légalité est une autre fraude pour voiler le mal. Il n’y a aucun droit conjugal authentique qui justifie l’acte sexuel sans amour. Aussi idéaliste qu’on pourrait me prendre, j’ajouterais ceci : L’amour juste pour assouvir le désir sexuel est le plus grossier non sens, non le moindre! Car l’agent sacré de haute fréquence ne peut être un serviteur du désir de basse fréquence, même s’il n’est pas vilain en soi! L’amour ne doit pas être un appât au sexe, mais le désir peut être un prélude au pur amour. Le vrai amour ne nécessite aucun contact ou attouchement sexuel. Tandis que le moindre contact sexuel ne peut être légitime que par un amour mutuel total et absolu. Le désir sexuel et l'attrait sexuel enduit de pur amour deviennent alors un moyen d’auto perfectionnement et un prélude, hissant le partenaire vers l’amour suprême. Via la communication, la patience et même l’abstinence. On est gagnant sur toute la ligne. Si tu m’aimes tant, sois presque parfait avec moi, reçois mon amour autant que j’essaye de te l’exprimer. Mais abstiens-toi ou retiens-toi un peu. Je ne te ‘désire’ pas, je t’adore. Par là on demeure fidèle à l'idéal de l’intention de la vie. Si on s’entend sur cette alchimie d’initiation à l’amour, si on est transparent et complice et on ne fait pas de la sexualité un sujet tabou, elle n’a plus de mystère et n’a plus de pouvoir sur la vie de couple. Dé-génitalisée, la sexualité devient la servante de l’amour et l’offrande consacrée sur l’autel de l’amour sublime. L’abstinence est un jeu tantrique sacré, si on ne laisse pas l’ego le biaiser. Il y a plus de fausseté et de fraude publiés à ce sujet que de vérités. Par abstinence, je veux dire que le peu d'amour partagé sans sexe demeure plus valeureux que le moindre rapport sexuel sans amour. Si on tend vers une abondance d’amour presque sans sexe, on verra des merveilles avec un très peu de sexualité. Les chimistes savent qu’un catalyseur est dans certains cas nécessaire, mais il n’en faut pas en quantité. C’est un matche ou un trigger et non pas un réactif. C’est ce qui accélère le développement intérieur basé sur la vérité et l’amour. Dans cette perspective alchimique, à la limite, il ne peut plus y avoir d'acte sexuel souhaitable en soit, exception faite dans les rêves ou dans une réalité idéale d'amour fusionnel quasi absolu! Ainsi tu honores la vie et la vie t’honore! Mais laissons cela pour les moines pour l’instant.

Pour tout le monde, il suffit d’adhérer au principe constructif : Plus tu désires, plus tu aimes et tu t’efforce à te perfectionner. Ne prends rien pour acquis. Tu n’as pas acheté un partenaire, même si c’est tacitement entendu et très souvent le cas! L’activité sexuelle même avec son conjoint légal sans amour, est une forme de prostitution en terme moral. En terme religieux, c’est carrément commettre l’adultère!

 

   En réclamant son droit à l’égalité, la femme doit soutenir son droit à la différence et à la distinction de son rôle de femme. C’est elle qui règne en la matière, parce qu’elle assume la plus grosse responsabilité (Santé grossesse maternité …). Elle assume donc la responsabilité de la transformation et la gère. Dieu en a fait une reine. C’est son défi à relever, en tant qu’éducatrice, si elle ne veut plus rester esclave, objet sexuel, jouet ou marchandise. Ce n’est pas sage d’embarquer dans la dynamique mâle de compétition et de performance génitale, et travestir ainsi sa délicate nature féminine intrinsèque, tout juste pour éviter de se sentir comme sexe faible. Il est impératif d’inverser la vapeur et d’exiger qualité et raffinement. La femme n’est pas victime de sa nature ou de son temps de réponse, c’est justement son privilège, et elle ne doit pas combattre une stature imaginaire de sexe faible ! Avec la douceur de son instinct maternel et autant de patience qu’avec son enfant, elle se doit d’accompagner son conjoint pour arriver subtilement et progressivement à faire de lui un être de pur amour, tendre doux et fidèle, un homme complet ! C’est un complément éducatif qui lui est nécessaire dans une société matérialiste abrutie. C’est une thérapie que la femme peu dispenser à son conjoint tout en tirant meilleure partie. Car nul ne guérit jamais seul ! N’est ce pas mieux que d’embarquer dans la compétition mentale égoïste avec son conjoint, pour se trouver elle-même comme un consommateur génital insatiable ? Cette obsession hypnotique des performances a dénaturé et débauché beaucoup de femmes et gâché leur vie et celles des siens. Heureusement tout a changé, et continue à changer de plus en plus rapidement aujourd’hui.

 

   L’amour est dévotion et adoration ou il n’est rien, et la prière ou la dévotion est amour ou elle n’est rien! C’est cet amour parfait qui attire spontanément une semence céleste d'âmes sœurs, pour embarquer dans une relation idéale comme enfant d'amour authentique. La terre accueille aujourd’hui une vague sans précédant, d’enfants indigo, d’enfants cristal et d’anges incarnés, qui instaureront cette initiation planétaire à l’amour sublime. C'est notre abstinence à toute tentation de triche ou de fraude, de badinage et de compromis avec l’amour réel, qui descendra aisément le ciel sur la terre, en célébration de la vie. L'abstinent diplomate sera étonné à quel point l'amour se perfectionne devant lui, et découvrira à quel point, il est adorable malgré les éventuels défauts physiques qui feraient ordinairement obstacle! L’abstinent diplomate devient comme un aimant qui attire l'amour réel et transcendant, parce qu’il a appris à aimer réellement. Et plus il renonce, il attire d’avantage, en qualité et en valeur. Tu ne vois en cet amour que les perles rares qui n'ont pas de prix! Une communion fusionnelle sublime de temps à autre est plus merveilleuse et inoubliable que tout badinage bon marché! Oui je vais au point de préconiser que si la réalité relationnelle n'est pas aussi belle que le plus beau rêve, il vaut mieux sacrifier ou décliner ses offres et se contenter des perfections du monde onirique. Mais la dynamique se vit à deux dans la complicité contre l’ego. Ce n’est pas un jeu de contrôle où le moins désireux devient l’autorité, loin de là. Cela est un autre piège de l’ego. Si tu tiens à raffiner ton amour par l’abstinence, n’en fait pas un outil de contrôle. L’empathie est nécessaire. Si donc tu n’arrives pas à satisfaire ton partenaire par ta musique, ton miel et tes romances, c’est mieux de le satisfaire sexuellement ou par un tendre massage non sexuel. Continue tes efforts de raffinement amoureux par l’abstinence, jusqu’à devenir parfaite. Plus vite que tu le crains, tu sera un jour surprise qu’un mot de ton cœur, une caresse de tes mains, une accolade et un regard profond, feront fondre ton partenaire dans tes bras ! Il te comblera de son amour sans rien demander de plus. Laisse l'autre grandir en amour et grandis avec lui inconditionnellement, jusqu'à toucher du doigt l'idéal d'affinités, avant d'offrir un acte sexuel à une nouvelle célébration de la vie. C’est cela tenir à être témoin de la perfection du cœur, au lieu de céder à la faiblesse de la chair au prix de son âme. C’est toute une mentalité à préparer et mener à maturation. Les pionniers auront le privilège d’en cueillir les primeurs, tandis que la majorité attendra l’assainissement et le contrôle sanitaire des mass media et de l’appareil éducatif pour commencer à voir le la lumière au bout du tunnel. C’est toute une révolution tranquille qui se prépare au profit de la nouvelle civilisation planétaire et des générations avenir.

 

   Bien sûre aux yeux du monde, ça a tout l'air d'une utopie. Cela ressemble à une justification trompeuse soutenant l'abstinence religieuse ou morale. Surtout aux yeux des sexologues et des psychologues athées. Oui, c'est apparemment semblable, mais quel risque y a t-il en cela comparé à la tromperie de confondre le plancher des vaches de passions animales insatiables avec l'amour sublime et libérateur? Ce que les psychologues et les sexologues ne vous diront probablement jamais, c’est que sans atteindre l’amour réel, vouloir la fidélité ou la paix intérieure dans la vie de couple est une utopie qui relève de la pensée magique. Exiger la fidélité sans développer l’arbre de l’amour, est une forme d’injustice ou d’abus de pouvoir dans une vie sans valeur. Oui dans l’abstinence communicative et la créativité expressive, l’alchimie de l’amour fera fleurir le printemps. L’amour est vivant, il pousse et s’épanoui dans le jardin de ceux qui y croient et le cultivent.

 

   On ne le connaît pas cet amour sublime! Et on ne peut le connaître au sein de l'esprit de la société de consommation! C'est pour ça qu'on le prend pour une utopie, une chimère, ou un dogme frustrant pour les impuissants d'esprit ! Mais si on cultive socialement cet idéal divin et qu'on lui attribue la valeur suprême dans l’échelle des valeurs, l’exigence conditionnelle pour l'atteindre, fait de la place à la romance amoureuse, qui devient la condition normale des relations. Le partenaire n'a pas le choix de devenir ‘presque parfait’, l'enfant et l'ami pareillement, parents et patrons céderont à l'appel de l'amour sublime, à l'idéal du coeur. Je rêve, pensez-vous, mais pourquoi pas rêver grand et voir plus loin que l’horizon ? Pourquoi pas admirer d’autres millénaires qui viennent? En adhérant à cet idéal de rêve, la vie devient tout un charme et une célébration continuelle de l’amour à tout bout de champ ! Chacun apprend et réapprend à être de plus en plus amoureux authentique, romantique, diplomate ou charmeur, mais fidèle et sublime. Attention toutefois aux charmeurs séducteurs hypnotiseurs et consommateurs sexuels! Mais les ‘players’ n’ont de succès que dans une société possessive autoritaire et dépressive, où le partenaire réclame de droit et sans façon, sa dose de défoulement animal. Son paillasson ou son poupon gonflable, n’a qu’à s’y plier et jouer le jeu! Hélas, il suffit d’un bon ‘player’ sur son chemin ou une séductrice sexy, que le partenaire est parti en tourbillon illusoire de coup de foudre rêvé, aussitôt avorté ! L’acteur ou l’actrice, porte bien entendu le fardeau karmique, mais tout le monde est responsable et complice, en bafouant collectivement les nobles valeurs de l’Amour!

 

   Ma question demeure: que feriez-vous de toutes ces réponses, de ces arguments pertinents et de ces solutions radicales? Quand est-ce qu’elle auront droit à quelques lignes officielles dans les textes de la constitution et des chartes de droits de l’homme? Faut-il attendre un autre millénaire?

_ Oh ! Ça devient sérieux Mustapha, tu es dangereux toi. D’abords est ce que c’est réaliste? Est-ce que c’est faisable ? Qui c’est qui a vécu cela sans devenir fou?

_ Tu vois, encore une réaction typique de l’ego. ‘’Cherche, mais ne trouve pas, frappe mais n’entre pas’’ demande des solutions pratiques pour savoir s’il y aurait une solution possible, mais ne l’applique pas, c’est dangereux! Cherche la connaissance mais ne fais pas l’expérience. Laisse moi t’assurer d’une chose, c’est qu’il vaut mieux l’ignorance totale qu’un grand savoir paresseux !

 

   Si j’ose m’exprimer ainsi, et si j’ose proposer un changement dans la vie de la société, c’est parce qu’en toute âme et conscience, j’en assume la responsabilité humaine morale et karmique. Et je sais que c’est la volonté suprême qui le propose, et qui en est responsable plus que moi. Quant à mon humble expérience, je l’ai vécu ce que je propose. Je le vis encore et j’en suis reconnaissant.

_ Je vois parfaitement ton point de vue. Mais si l’on parlait terre à terre, sans être alchimiste ni prétendre à l’idéal de l’ascension comme toi, pour l’homme et femme de la rue, quel est en deux mot l’idéal et la méthode qui soutiennent cette option d’abstinence sexuelle que tu préconises et quel model suivre ?

_ Quitte à me répéter : il s’agit de renoncer au faux amour pour le vrai amour idéal, renoncer au faux bonheur de la société de consommation et de performance, au profit du vrai bonheur, renoncer à l’imitation de la vie, pour la vrai vie exultante, vibrante, palpitante et rayonnante. C’est ça la force tranquille et la participation active dans le processus d’initiation à l’amour. L’image idéale et le model à suivre et à incarner graduellement est celui de l’être androgyne sexuellement équilibré et spirituellement éveillé, reconnaissant en lui la plénitude de ses énergies Yin et Yang. Autrement dit un être mature et accompli, fière autant de sa féminité intérieure que de sa masculinité extérieure et vice versa. Même si l’on n’y parvient qu’après la ménopause pour certain, on aura appris à accueillir cet état de maturité comme un cadeau idéal de la vie, au lieu de lui résister comme un mal nécessaire ou comme une maladie de vieillesse. ‘Une maladie qu’on parviendra à soigner un jour, peut être’ ! Quel non sens ! Beaucoup de jeunes ont un privilège naturel d’androgynéité. Hélas, ils le méconnaissent en tant que cadeau de la vie, et tombent dans l’obsession homosexuelle par simple peur de cette ‘’anomalie’’ de l’état androgyne ou par peur de rater quelque chose, si l’on n’essaye pas toute sorte de mythes et de jeux sexuels ! Sans mettre tout le monde dans le même paquet, n’est ce pas déplorable de s’enliser dans un tel niveau d’ignorance ? Je ne dis pas que tout le monde de l’homosexualité et bisexualité s’inscrit dans cette catégorie ; et ce que je suggère n’est possible que pour la majorité des cas, où on prend le cadeau de la vie pour une lacune à combler à tout prix !

 

3) L’autre côté de la drogue

 

_ Passons au pire maintenant, ma troisième question! Que doit-on savoir de crucial au sujet de la drogue et de la dépendance narcotique, selon votre sagesse engagée qui se doit de sonner l’heure juste à tout propos?

_ Quant à la drogue, je parlerais d'abord de la substance biophysique en général. Elle est un artifice, un raccourci dangereux et un substitut illusoire dévorant, qui a un effet irréversible sur les humains de troisième dimension. Mais tout esprit qui maîtrise la quatrième dimension peut s’en débarrasser royalement comme d’un serpent vénéneux. Une vieille âme de la quatrième dimension peut se passer aisément des tentations de la drogue, et créer intuitivement et spontanément tout ce dont on a besoin, à même l’eau et le pain ou même l'énergie vitale, sans passer par une quelconque substance spéciale. On a des capacités dormantes au cerveau entre autres, qu’il suffit de stimuler consciemment par la visualisation et les pratiques spirituelles. On n’a besoin d’aucun dopage ! Mais celui qui a déjà détruit ses moyens intérieurs avec la drogue, il ne peut même plus visualiser sereinement et efficacement. L'expérience clinique le dit. Nul ne peut honnêtement réfuter que les drogues toxiques de tout genre représentent une agression ‘fatale‘ à l'énergie vitale elle-même. Elles sont tout à fait, vénéneuses, ‘addictives’ et prenantes. Se doper, est une pratique d’auto destruction, déguisée en remède de choix. Ce n’est en réalité qu’un moyen de gestion des pulsions de mort définitive à petite foulée ou à petit feu. Mais pour l'humanité à l’état actuel, en grande majorité, on ne peut se passer totalement de substances médicales aidant au sevrage!

   Cependant, vu d’un autre angle, l’addiction à la drogue, semble moins pire que l’enfer de la guerre et des séquelles de la guerre. Au moins on est certains qu’un drogué n’est pas une bonne recrue pour faire la guerre, peut on croire. Mais laissez moi vous dire, que la guerre de l’opium est la pire des Guerre de destruction intégrale. Ses conséquences à grande échelle ne laisseront plus de survivant ! Mais achevons d’abords l’analyse élémentaire avant d’élaborer plus loin et attaquer ce front de la question.

_ D’accords, je me pose souvent la question élémentaire : comment se fait-il que telle ou telle substance dangereuse pousse spontanément dans la nature? Comment interpréter cela?

_ Le contexte de cette communication ne peut s'élargir à l'argumentaire complet au sujet des milliers de contradictions conflictuelles au sein de cette nature victime de tout les abus humain depuis des milliards d'années.

 

   À la limite de ce contexte étroit, je peux tout simplement te rétorquer  ceci : de cette nature on peut extraire bien des poisons mortels, et que le venin des scorpion et des serpents sont naturellement formés dans les glandes défensives de ces bestioles, mais ils peuvent bien être utilisés comme un instrument du crime ! Alors ce n'est pas parce que le retour aux produits naturels est en vogue et si bien médiatisé, que tout ce qui est naturel est parfait pour la santé ! Bien des oxydes minéraux à l'état naturel comme l’oxyde d'arsenic, ont causé le pire empoisonnement massif de l'histoire!!

 

   Il restera cependant, la question des drogues de grande séduction commerciale hypocrite, tel que héroïnes, cocaïnes et je ne sais quoi d'autres poisons extatiques et trompeurs. ‘’Ça provient généralement de plantes médicinales précieuses’’, disent les vendeurs de drogue à nos enfants. ‘’Les médecins les utilisent dans certains cas et les prescrivent aussi parfois. Et si ce n'était si bon, ça ne donnerait pas la joie et l'extase facilement !’’

 

   Quelle hypnose ! Chacun peut comprendre combien sont trompeuses, ces fausses joies artificielles, qui conduisent à la déprime immédiatement après. Voyons donc, on ne chauffe pas les hauts-fourneaux avec du feu de paille ! Cela prend de la roche noire ! Si en plus de ce trompe-l’œil, les séquelles biologiques sont également prouvées irréversibles, la sagesse n'a rien à tolérer de ces foutaises de poisons 'sacrés'!

 

   Qu'on le croit ou non, les cycles de civilisation sont passés par bien des apogées semblables à la civilisation actuelle. Ceci même dans le domaine de la microbiologie, hybridations et génomes ! Les apprentis sorciers des généticiens d'autres civilisations, maintenant effacées de la terre, ont bien trafiqué les gènes de certaines plantes médicinales puissantes, pour les rendre ‘addictives’ et en faire un commerce fabuleux de substances extatiques.

 

   Les vendeurs de bonheur artificiel ’bon marché’, ont ainsi maintes fois détruit la civilisation planétaire. Faut-il un dessin pour montrer que ceux qui s’adonnent à ces drogues ne sont pas du tout heureux ni en bonne santé ? Loin de là. Ce sont, hélas des morts vivants qui malgré eux, polluent cette planète avec leurs émotions négatives suicidaires ! Je ne condamne aucune victime de ce commerce criminel, mais je réfute sa thèse mensongère et scandaleuse de fond en comble.

 

   Je lui impute la charge de toute débâcle et dégénérescence des nations. C’est le fossoyeur de toute civilisation qui échoue dans la quête de la liberté et de la maîtrise de sa destinée. Au plus haut rang des dangers qui menacent l’humanité aujourd’hui, se trouve la drogue ; qui non seulement détruit sournoisement et à petit feu des peuples entiers, mais augmente les dangers de destruction massive ! Il suffit d’imaginer les obsessions de hauts commandements militaires de certains pays, et leurs conséquences dans un contexte de contamination narcotique et dopage ! Il suffit d’un chef drogué et obsédé de vengeance. S’il met la main sur un levier d’agression nucléaire ou biochimique, on verra des millions d’innocents périr en quelques minutes. Par ailleurs, les installations nucléaires et biochimiques qui sont économiquement utiles et très raisonnablement sécuritaires, deviennent à leur tour un danger public. Si leur service de sécurité se laisse contaminer par la drogue et l’alcool, on risque d’assister à d’autres catastrophes nucléaires de Tchernobyl.  Techniquement et scientifiquement leur système était rigoureusement sécuritaire à tous points de vue, mais quand le drame est là, il faut bien accuser le vieillissement de l’installation et tricoter quelles balivernes.

 

   Tous ces scénarios et plus encore, se trouvent à l’arrière plan de la guerre de l’opium. C’est pourquoi, je disais que c’est la pire des guerres de destruction intégrale. Car elle commence par détruire l’être humain de l’intérieur, avant d’achever massivement la destruction de la civilisation à grande échelle. Vous comprenez au moins, qu’il n’y a pas que l’aspect complicité, permissivité et ‘ferme l’œil’ à mettre en cause dans la sécurité et la surveillance des installations dangereuses. Il y a aussi le danger d’attaque terroriste. Figurez vous que les Talibans ne sont pas de simples terroristes ou rebelles, ce sont aussi les faucons des narco dollars ! N’oublions jamais le revers de la médaille.

 

   Pour financer une guerre de longue durée contre l’occident, les Taliban doivent contrôler la culture massive du pavot et tirer profit de son transport et de sa contrebande. Si l’Afghanistan fournit 93% de l’opium mondial, on a définitivement affaire à un bastion de la guerre de l’opium, un bastion du narco terrorisme. Sans occulter son fléau subséquent, de la corruption endémique, qui menace tous les régimes complices ou simplement indécis à combattre le danger.

 

   La sagesse dit que, la vigilance continue sans faille, est le prix de la paix durable. Mais qu’elle vigilance peut-on attendre d’un peuple drogué? Voilà pourquoi, je fais appel à une mobilisation massive contre ce fléau qui menace la survie des nations pionnières de cette civilisation. Passé la grande menace communiste, l’intégrisme et le radicalisme moderne se sert de la drogue comme une arme de guerre, pour ruiner nos pays. Ce sont souvent des ex-communistes convertis ou déguisés, qui continuent cette triple guerre sournoise de la drogue, de la corruption et du terrorisme.


 

 

[1] Le plan *Astral est bien le domaine des énergies ‘vivantes’ de basse fréquence et très basse fréquence. C’est le domaine de la loi de la jungle où l’amour est exclu et où la cruauté règne sans merci, un plan infernal ou on s’entre bouffe. Méfions-nous des abus de langage, terminologie et traductions.

[2] Le problème, c’est qu’on ne veut pas uniquement s’aimer. On veut aussi se torturer un peu, de temps en temps ! On ne sait pas que l’énergie de haine tue déjà le peu d’amour qu’on vient de former. Le mal bouffe le bien et le compte est vite remis à zéro ! C’est tout ce que veut l’ego. Ça fait son affaire ! 

 

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Très cordialement Mustapha Soufia.