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SAGESSE DE L’ENTREPRENEUR
L’heure Juste à L'arc de Triomphe
ISBN 978-2-9810667-6-3 Causerie de la sagesse / Soleil de la liberté Auteur : Mustapha Soufia ©
CristalRay |
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../... Suite LectureCHAPITRE 5PROBLÉMATIQUE DE L’ÊTRE / VOLET PRATIQUEAmour, liberté, responsabilité
eut-on concevoir le bonheur sans sagesse? Sinon, peut-on définir la sagesse comme étant l'amour lui-même? Puisque vous dites que la sagesse est essentiellement amour, qu'est-ce que l'amour? _ Pour ce bon triplet de questions, je commencerai par la dernière: Dans sa plus grande simplicité, l'Amour est au-delà du monde relatif et transcende l'entendement. Autrement dit l'amour transcende la raison et l'intellect. Il va de soi que le langage humain et la raison intelligible ne peuvent l'exprimer ni le définir entièrement. Il demeure insaisissable, quand bien même on s'évertue à le décrire et à l'exprimer. On peut viser dans le mil et atteindre la cible, mais l'on ne peut décrire qu'un aspect ou quelques aspects de ces myriades de manifestations. Toutefois la grande sagesse du coeur témoignera de ce qui est l'amour en elle, sans prétendre aucunement à l'intégralité de sa définition : L'Amour c'est la vie source de vie, une flamme jaillissante source de lumière. L'amour c'est ce feu cosmique, ce feu sacré qui remplit l'univers de son rayonnement et tient tout ensemble : un feu magnétique, un feu vivant, intelligent, conscient et consciencieux. L'amour est perfections. L'Amour est Dieu : Un et multiple. La sagesse te certifie que Dieu est Amour. Donc Amour = Dieu
La sagesse est essentiellement amour. Mais elle ne peut définir entièrement l'amour, car l'effet ne peut définir entièrement sa cause, mais la cause peut définir entièrement son effet. En langage ensembliste la sagesse est un sous-ensemble inclus dans l'amour mais l'amour est plus vaste que la sagesse ! Néanmoins la grande sagesse peut seulement dire ceci de l'amour: l'amour est un sentiment transcendantal d'unité, un sentiment admirateur, adorateur, un sentiment actif, conscient et volontaire, un verbe créateur, pourvoyeur, auto adorateur, autocentré, inclusif, généreux et générateur, une beauté jaillissante et un dépassement en expansion. Vous voyez comment la raison s'égare (et ‘même ma guitare ne sait plus chanter’ !) s'égare à le décrire, en disant ''autocentré inclusif, généreux et générateur''. C'est qu'il est à la fois centrifuge et centripète, ce qui est apparemment contradictoire et un peu fou! Mais ça ne l'est pas au sujet de ce Dieu qui confond la sagesse des ''sages'' parce qu’il n’est pas seulement deux en un, mais trois en un !
Si nous laissons l'amour se révéler de lui-même à travers ces grands axes de manifestation qui témoignent de son mystère, il transparaîtra et révèlera que la miséricorde ou la compassion sont amour, l'affection l'unité et l'harmonie sont amour, la paix et la stabilité sont amour, le silence la vision juste sont amour, la sagesse et la prévention sont amour, la pureté et la justice sont amour, la foi, la puissance et le libre arbitre sont amour. Il soutient également que la confiance et l'obéissance sont amour et +++. En termes ésotériques, il y a 7 esprits d'amour acteur, créateur et 5 esprits d'amour pourvoyeur et soutenant. Au total 12 esprits, 12 rayons dont 7 rayons concrets et 5 rayons secrets…
Je réalise un peu, que je suis allé trop loin pour ton entendement. Laisse-moi le temps d’atterrir… Permes moi de t’assurer au moins, que je ne suis pas un mystificateur, je suis l’amour et l’amoureux, deux en Un.
Bref ce qu’il y a de primordial et de pragmatique est d’apprendre et d’enseigner clairement et nettement ce qui n’est pas de l’amour, et ce qui n’a rien avec l’amour et même tout à fait antinomique à l’amour. Cela tout le monde peut le comprendre et doit l’apprendre.
Pour revenir à la troisième facette de ta question: si tu conçois le bonheur dans la simplicité, le détachement, la retenue et la constance dans l'effort créateur, tu as cerné le plus vaste champ de bonheur que la sagesse embrasse et tu ne peux concevoir de bonheur durable sans tout ou partie de cette sagesse. Dans d'autres plans ou d'autres dimensions l'amour t'instruira de lui-même. Il te révélera peut-être qu'il est au-delà même de tout bonheur, de toute sagesse, de toute compassion, de toute affection, de toute paix et de tout silence, de toute pureté, de toute justice, de toute puissance et de toute liberté concevables, et tu diras Amen! Laisse-moi me prosterner à ta place, pour le bien de tous.
Puis-je te poser à mon tour une question? Ne se connaissant pas lui-même, qu'est-ce que l'humain connaît de l'amour? Ne se comprenant pas lui-même, que comprend-t-il de l'amour? Ne s'aimant pas lui-même, aime-t-il vraiment l'amour ou en a-t-il plutôt peur? _ À cette triple question, je répondrai à ta source débordante, par une question piège: En disant que tu es la vie, et que l'amour c'est la vie. Peux-tu nous enseigner l'amour, ou nous initier à l'amour? _ La vie est une école de l'amour et nos écoles ne peuvent l'enseigner. Ayant volontairement quitté la source, c'est pour l’humain, l’exercice de toute une vie que de réapprendre une fraction de l'amour. ''There is no free lunch'' dit l'américain. Autrement dit, il faut payer le prix. L’ego humain tente d’obtenir la magnitude suprême de l’Amour en échange des miettes de ses ‘offrandes’. Peut-il manipuler Dieu? Mais la moindre ‘offrande’ par pur amour est appréciée et quand le disciple est prêt, le maître se présente. Je ne fais pas allusion à ce porte parole qui est devant toi, ni à aucun gourou humain, détrompes toi!
Par ailleurs, tout ce que je peux indiquer en termes de sagesse et de préparation serait de revendiquer aux écoles et dans tous les programmes et à tous les niveaux qu’on enseigne à l'être humain, toutes les facettes de ce qui n'est pas authentiquement amour, toutes les faussetés trompeuses sur l'amour, toutes les projections présomptueuses sur l'amour. Sanctifier l'amour, c’est en votre pouvoir et à votre niveau, en enseignant pertinemment ce qu'il n'est pas, en dévoilant toutes les fraudes possibles et imaginables sur son compte. Laissez donc vos psychiatres et psychothérapeutes vous élucider et même vous éberluer sur l'ingéniosité de l'ego, à contrefaire l'amour et profaner ses valeurs sacrées.
Cette formation est essentiellement fondamentale et bien plus importante que l'éducation sexuelle qui est nécessaire, mais largement insuffisante pour vos enfants. Dans le domaine de l'amour, sachez que tout humain est comme un enfant adolescent presque délinquant, quel que soit son âge. Il court constamment un danger de gâcher sa vie ou celle de l'entourage, et très souvent les deux ! C’est ce qui explique la vieillesse, la maladie et la mort. Ce sont des formes progressives de suicide programmé : un rejet de la vie qui aboutit à une situation d’échec et mat. Te rends-tu compte?… Non, tu ne vois même pas le lien de ce dernier message avec les précédents peut-être… Qui vivra verra. _ Est-ce que la vie est toujours si difficile à comprendre? Non, non ce n’est pas ma question. La mienne est plus simple : Est-ce que la vie est toujours difficile? Est-ce qu'elle est nécessairement composée d'une série de problèmes à résoudre? _ En soi la vie est un festin perpétuel d'amour, de joie et d'harmonie, mais les humains sur terre, tout en se croyant vivants, ne connaissent pas la vie, ne voient rien de tout cela. Ce qu'ils connaissent est une imitation de la vie, une compensation de l’enceinte sacrée à qui ils ont tourné le dos. En raison de leur karma millénaire, leur expérience de la vie n'est qu'un pétrin de conflit intérieur et de combat extérieur, de discorde, de revanche et d'auto sabotage. En fait les humains ont oublié la marche, oublié l'art de vivre, ainsi que toute l'alchimie de vivre et de laisser vivre. En voulant jouer au soldat, l’enfant a oublié l’ange de la paix en lui. Perte de mémoire, trou de mémoire ou Alzheimer… mais l’espoir fait vivre !
Rendu au point où l’on est, il ne faut plus se faire d'illusion, la vie dans cette dimension physique est toujours difficile pour notre humanité. Elle est nécessairement composée d'une série ''interminable'' de problèmes et de défis qu'on a pré fabriqué par son karma, et qu'on ne cesse d'attirer dans son expérience et générer, inconsciemment. Heureux celui qui saura composer, transcender et rire. Le bonheur à réaliser ici et maintenant est plausible mais c’est un chef-d’oeuvre à réaliser tout au long d’un processus de guérison plus ou moins long. La sagesse est de vivre positivement ce processus. C’est ce qui compte. L’idéal c’est de terminer ce processus et d’atteindre le summum au cours d’une vie terrestre. Une fois atteint, une année au summum du bonheur vaut mieux que plusieurs incarnations de vie terrestres. C’est ici un appel à la vigilance et à l’assiduité. Ce n’est pas une révision de tout ce qu’on a dit, promis et avancé, ni un alibi pour justifier l’échec. L’amour du processus est le cash ici maintenant profitable, et le verre du bonheur quotidien.
Remarque : par le mot karma* on veut tout simplement dire dette exigible ou crédit actif disponible. Ce n’est pas nécessairement négatif le karma. On oublie tellement le karma positif, qu’on néglige de réclamer son crédit, même au pires moments. Il y aura aussi le mot dharma dans le texte. Ce concept est souvent mal compris et mal expliqué même par les soi-disant maîtres orientaux! Ils le confondent souvent a un aspect du karma alors qu’il signifie tout simplement devoir impersonnel par libre engagement de l’âme. Exemple concret: Si on a cautionné quelqu’un, on a engagé une certaine responsabilité par signature. On peut devenir redevable en raison de l’incapacité éventuelle du protégé. Dans ce sens l’enseignant est responsable de certaines dérives de ses étudiants. __________________
Dans cette dimension physique, tout ce que tu veux bouger oppose une résistance par la loi d'inertie, tout ce que tu laisses à soi tel qu'il est, commencera à se dégrader et se dégénérer à coup sûr, par la loi de l'entropie. La croissance, le développement, l'amélioration et l'évolution positive de toute chose, requiert non seulement l'effort conscient et consciencieux soutenu, mais l'amour créateur assidu. Le maintien en ordre et en état de marche et d'efficacité, demande lui-même autant d'amour, d’attention, d'entretien et de soins. L'effort est donc continuellement requis. Fais ta part, aide-toi la vie t’aidera. Mais l’effort humain ne peut être soutenu sans pause régénérative renouvelée, de ‘lâcher prise’ total et absolu. Toutefois, la nonchalance, la paresse et la négligence sont de mauvaises habitudes qui naissent de toutes les facettes de pulsion de mort inconsciemment justifiées. Autant se faire à l'idée, que la génération spontanée n'existe pas et qu'aucun problème réel ne se réglera tout seul ! Il risquera même de se compliquer avec le temps. C’est ‘garanti’ ou presque.
La bonne question serait, est-ce qu'on est toujours prêt à faire face aux défis, à prendre sa responsabilité, à payer le prix, à même souffrir dans la tâche, ou souhaite-t-on peut-être, que le hasard fera bien des choses pour ‘ces beaux yeux’. Ce genre d'attente optimiste, dites-vous bien, relève de la pensée magique mes amis. Parce qu'il n'y a pas d'effet sans cause. Mais la vraie magie qui accélère les choses, est bien de prendre ses responsabilités de coeur joie, avec optimisme et enthousiasme, tout en s'oubliant dans l'action. Tout réside et se résout là. Car la loi de la vie est fidèle à celui qui l'applique et l’honore par l'amour. _ Mais il y a un dilemme ! On dit que toutes les apparences sont trompeuses, il faut donc s'abstenir de réagir même aux problèmes en face. On a même tendance à croire que la majorité des problèmes disparaîtront tout seuls automatiquement, comme vous l'avez constaté. Comment s'y prendre et comment déjouer cet embarras? _ Il faut tout simplement apprendre à distinguer rapidement les faux problèmes des problèmes réels. Cela ne s'apprend qu'à l'expérimentation consciente et avisée, d’un esprit d’observation à l’affût. Les critères et les explications théoriques ne sont d'aucun apport. Le verbiage des beaux parleurs, tu t'en passes. Car ce ne sont pas les faux problèmes qui manquent. Ils représentent 80 % des situations problématiques. Un observateur avisé continuera son travail ardu en priorité et ne réagit qu’aux pires des problèmes qui risquent d’être réels. Mais ne perdra pas de vue sa mission principale. L’observateur avisé apprendra ce discernement sur le tas et en ‘quelques journées’ seulement de sa vie. Il connaîtra vite la musique : réaction, résistance, interprétation, jugement, attaque revanche…et pourquoi pas lâcher prise, pardonner, changer de perception et ‘next’ ? De plus, il faut savoir se motiver soi-même pour vaincre et être fier de soi. Aussitôt qu’il a maîtrisé l’art de s’auto motiver, s’il aime toujours vivre et réussir dans ce qu'il fait, il s'entraînera quotidiennement à accueillir les vrais problèmes et les défis; à leur faire face avec sagesse, et vite les régler pour passer à autre chose ou fêter sa victoire. Le sage saura se démarquer et ne pas s’abaisser. Se frustrer, rejeter la responsabilité, résister à l'appel d'action ou ‘procrastiner’, c'est du self sabotage. Je t'ajouterai une bonne clé : s'attaquer à un vrai problème dès sa manifestation, c'est la meilleure stratégie. Tu ne lui laisseras pas le temps de grossir ni réellement ni imaginairement pour gâcher ta vie et ton repos ! _ Mais il y a bien des problèmes réels qui nous confrontent et dont nous ne sommes pas responsables. N'est-il pas intelligent de rechercher d'abord la cause et les responsabilités, afin d'assigner à chacun sa responsabilité, et ne s'occuper que de sa part à résoudre? _ Quel gâchis et quelle perte de temps! Je classe ceci dans le ‘paterne’ de la résistance négative et de l'autojustification. Pourquoi tant de stress de tensions de conflits et de pertes d'énergies dans des microclimats de guerres frénétiques, à ton avis? Dès qu'on entre en réaction de peur, de résistance ou de rejet de responsabilités, face à un problème on est déjà émotionnellement empoisonné. Chercher la vraie cause fondamentale du problème et rechercher le vrai coupable ou responsable, provoquera tant de stress, d’argumentation et de querelles émotionnelles destructives. Cela quadruple le poids du problème, ainsi que le temps nécessaire pour le résoudre. Pourquoi tout ce gâchis? Outre ce prix à payer, il y a l'ancrage de cette habitude pernicieuse d'argumenter à tout bout de champ et gâcher sa paix intérieure, autant que celle d'autrui. (Répond,’Oui ou non ! Ce que tu ajoute vient du malin’) C'est ça la racine du nerf de la guerre. Un monde contaminé de ses piètres habitudes, est un monde malade, à tout moment près à entrer dans une psychose, voir une hystérie collective, pour déclencher une grande guerre internationale. Peux-tu faire le lien? S'il n'y avait pas cette addiction pernicieuse au niveau de l'individu, aucune nation ne se lèverait en guerre contre sa voisine et aucun dictateur ni aucun vendeur d'armement ne pourra envoûter son peuple dans une telle escalade satanique de la guerre. _ N'y a-t-il aucune exception pratique, qui justifie l'argumentation et la répartition des parts de responsabilité, pour mieux vivre en travaillant ensemble? _ Ah ! Oui, je comprends bien cette exception nécessairement productive en milieu de travail. Ceci lorsqu'on est patron et seulement lorsqu’on est patron ou chef d'équipe pour entraîner les gens dans le bon réflexe d’esprit d’équipe et de la répartition des tâches. Oui, le leader doit développer ce réflexe de jeu joyeux dans son équipe, et assigner judicieusement les tâches, rôles et responsabilités. Il est évident que tout en donnant l'exemple, il doit savoir déléguer et responsabiliser, au lieu de se taper le boulot tout seul, s’il ne veut pas mourir très jeune.
C'est une bonne stratégie de développer ce réflexe rapide de résolution, en phase d'entraînement à l'esprit d'équipe. La bonne communication dynamique est vitale mais la ‘réunionnite’ est un symptôme de maladie et d'échecs du leadership et non pas un indice de bonne santé !
Lapalisse dirait que: pour bien résoudre un problème, il faut nécessairement trouver la cause et le responsable, puis s'occuper seulement et uniquement de sa part de responsabilité. Mais cela seulement quand tu es patron dans ton milieu de travail. Tu fais le coach et le motivateur aussi. Le problème c'est que tout le monde est imbu de lui-même et se prend pour un patron ou un caporal, à tout moment et partout. L'humanoïde égocentrique se croit toujours patron et juge, n'importe quand, qu'importe où il se trouve ! Ou bien au contraire, dans d’autres cas, joue-t-il à l’accusé, victime, impuissant, écrasé de responsabilités qui ne lui appartiennent pas. En avez-vous assez de ce paterne du ‘bourreau et de la victime’? N’est-ce pas affreusement maladif? En dehors de l’apprentissage nécessaire au leadership dans ton milieu de travail pour développer un réflexe rapide et efficace dans l’esprit d’équipe, il est vraiment maladif, épidémique et autodestructeur de rechercher la cause problèmes, le responsable ou le coupable. C’est une manie pernicieuse de résister aux problèmes au lieu de leur faire face et les régler. C’est seulement ça qui soutien cette manie pernicieuse d’argumenter à tout bout de champ et d’empester la vie des autres, en essayant de leur imputer les responsabilités. Si le problème qui t'empêche d'avancer nécessite toujours que quelqu'un d'autre change ou contribue, tu es vraiment en situation de perte d'autonomie, un membre stérile dans la société. En fait, ne pouvant changer personne et n'ayant le droit de contraindre personne à changer, cette manie n’aboutira à rien, mis à part de gâcher ta paix et empester la vie de ton entourage. Cette manie de chercher le coupable est une justification de l'échec, une sorte de victimisation. Parce que personne n'est prêt à écouter tes ordres et à contribuer au bon moment dans la résolution de ton problème, même si tu as 1000 fois raison, et même si c'est bien leur devoir de le faire. Ils ne sont peut-être pas tes esclaves et tu n’es pas leur propriétaire! Cesse de vouloir éduquer des adultes endurcis. Ne gâche pas ta vie en vain. C'est beaucoup moins fatigant et salutaire, beaucoup plus sain et facile, de prendre en charge avec courage et avec joie tout ce qui concerne ton problème pour passer à la récolte des résultats. Il faut savoir avancer dans la vie, sans se préoccuper non plus, de gens victimes de leur propre paresse. Ne cherche pas à leur plaire ni à les changer. Permets leur de vivre ce qu'ils ont choisi de vivre.
En conclusion, le zoom sur l'efficacité et le gain de temps est tout à fait ce qu'il y a de plus positif et créatif, rapide et facile. Celui qui ne comprend pas ceci est un patient souffrant du problème d’autorité. C'est un malade imaginaire typique, pris au piège de l'enjeu des responsabilités, de la méfiance et de la résistance à ‘l’injustice’.
Ceci est une des épidémies majeures sur la surface de la terre. En vérité, il y a ici une double fraude ou tout simplement un double déguisement. La peur de la liberté qui se déguise en une peur de la responsabilité et celle-ci à son tour se déguise en une peur de l'injustice. Faut-il en rire, faut-il en pleurer? A-t-on vraiment besoin de cette ingéniosité de l'ego, avec tout ce que cela coûte? _ Vu à cette échelle, il y a de quoi paniquer. Comment peut-on trouver le ‘salut’ alors? Est-il possible de se libérer complètement dans cette vie humaine de toute douleur émotionnelle? Ou du moins, est-il possible d'atteindre un niveau de conscience où la douleur soit suffisamment atténuée pour être transcendée aisément? _ Parlant ainsi de ‘la douleur’, ce que tu espères relève tout à fait du même paterne négatif que le précédent! Si tu es d’accord pour ne plus fuir la responsabilité et prêt à l’assumer entièrement sans la fragmenter, pourquoi veux tu fuis la douleur au lieu de lui faire face et apprendre à la transmuter? Bien que la douleur et la souffrance ne font pas partie du plan originel de la vie dans l’absolu, elles s’imposent en tant que mal correctif nécessaire sur le plan relatif ! Il peut toujours y avoir quelque chose qu’on ne peut pas changer, le sage apprendra au plus vite à se changer lui-même par rapport à cela. Au lieu de passer ta vie à apprendre à ne plus tomber (peur), apprend plutôt à te lever vite quel que soit x par pur amour de soi.
Vouloir se libérer complètement de toute douleur émotionnelle, est une attitude de résistance qui amènera tôt ou tard au découragement, à l'emprise de l'entropie à la vieillesse et à la mort. Il s'agit de prendre son courage, faire face à tout aléa et être prêt à relever les défis, en payant le prix même de la ‘souffrance’ pour récolter la victoire et se réjouir ensuite. ‘’Quand le vin est tiré, il faut le boire’’. C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Avec l'habitude l'effort n'est plus pénible et l'on est moins sensible à la douleur. Si tu as le courage d’accepter l’inacceptable, la grâce t’apprendra à transmuter la douleur en jouissance et tu en chercheras même plus, pour t’en réjouir ! On ne veut parler que du possible. Voici une histoire vécue par l’auteur, une belle expérience de la douleur. Suite à une hernie discale et après une opération chirurgicale qui lui a enlevé un disque. L’opération fut parfaitement réussie mais les consignes sont sévères pour longtemps après. Trois mois seulement après, il a repris son habitude de porter son gamin au-dessus de ses épaules pour l’amener au ‘’galop’’ jusqu’à la garderie. La belle amusette s’est mal terminée brusquement, quand il déposa le gamin pour le laisser entre les mains des sœurs. Il s’est retenu et simulé le calme. Mais voulant retourner chez lui, en traversant la chaussée du quartier, une douleur atroce lui a saisi le dos. Il s’écroula. Une minute après l’état de choc, il se leva pour essayer de regagner son appartement aux alentour du bloc. C’est un quartier calme, personne ne l’a vu ni venu à son secours. Il n’a pas appelé au secours non plus. En essayant de monter les escaliers, la douleur s’accentua pour lui ‘cramper’ le dos. Il s’agrippa pour monter à s’en couper le souffle. Il entra, personne n’est là. Il s’écroula sur le plancher pour se reposer, mais la crampe lui mordit la jambe entière en plus du dos. Il a senti que tout son corps allait former un noeud définitif alors même qu’il suffoque, il étouffe ! Tout à coup, il a subitement compris que c’est sa résistance à la douleur combinée avec la peur de l’excès de douleur qui l’empêchait de respirer. Ça l’étouffait à mourir. D’un coup, il lâcha prise. Il accepta la douleur. Il a franchement respiré. La petite voix du cœur l’a félicité et l’a encouragé a respirer plus fort encore, quitte à provoquer plus de douleur. Il accepta, et à sa surprise, la douleur lui a même fait plaisir ! Une sorte de jouissance quasi orgasmique se propagea tout au long de son corps. Alors, il s’est même mit à bouger pour provoquer la douleur afin d’en jouir! C’est fou comme idée ! En quelques minutes, il s’est rétablit. Plus aucune trace de douleur à trouver même dans sa mémoire encore envahie par l’intensité de ‘’l’orgasme de jouissance’’! Depuis cet instant, il n’a plus jamais eu de problème de dos, même s’il transportait de lourdes valises ou manipulait seul de lourds meubles. Il a retrouvé sa nature sauvage irréductible. Il est définitivement guéri. Il est redevenu quasiment imbattable! À le voir faire, aucun chirurgien ne pourrait croire qu’il est passé par une opération qui lui a enlevé un gros disque de sa colonne vertébrale! Va-t-il jamais oublier une telle expérience magique de la douleur transmutée en jouissance? Qui pourra? (Oui c’est moi Mustapha, et j’en rend grâce à la petite voix du cœur. Éternellement merci)
Ayant tout vu, le sage devient capable de transcender tous les défis, les problèmes et les douleurs. Plus rien ne pourra le décourager à atteindre ses objectifs. On devient même prêt à travailler et peiner, pour que les autres récoltent, et construire et bâtir pour que les autres habitent. L'on devient un homme accompli.
À première vue c’est un peu stoïcien, mais si on apprend vite l'art alchimique d'auto motivation en goupillant les contraires, en retardant un peu la satisfaction pour la consommer au bon moment, si on ne prend satisfaction qu’au bon moment qui donnera l'élan et le courage nécessaire à l'épreuve suivante, on a tout appris. On devient cet ''Energiser'' auto-rechargeable inépuisable. On devient auto programmable, auto actif, Maître de soi.
Pourquoi s’en faire outre mesure? Je dois te dire que la vie continue même si on a échoué. Même après la mort, le même jeu continue pour les ‘morts’ comme pour les vivants. Heureux celui qui a appris à bien alterner et doser les joies qui soulagent les peines. Et ce n'est qu'à ce stade là qu’on peut graduer et vaincre définitivement l'échec et la mort elle-même. L'on devient alors éternellement victorieux et joyeux, libre et accompli. On ne goûtera plus à la moindre peine. C'est ce qu'on appelle la fin du cycle du Samsara et l'ascension dans la lumière. _ Je me demande vraiment, qui pourra l'atteindre cette victoire légendaire? Mais là n'est pas la question. Avant cela, n’est il pas préférable, de renoncer au bonheur et ne pas se faire d’illusion? _ Conclusion hâtive attention! L’alchimiste se réjouit réellement du bonheur naissant à chaque victoire de transmutation, du mal en bien, de la douleur en joie, de l’échec en réussite. Sauf qu’il n’ambitionne pas au bonheur absolu et permanent dans un monde relatif et maladif, avant d’atteindre sa propre guérison ultime. Il se prépare seulement, afin d’y aboutir en fin de périple et à l’aube du suivant. La vie humaine est une école et un parcours, ce n’est pas seulement un jardin d’enfants ! _ Puis-je reculer un petit peu pour assimiler cette clé alchimique de base? Nous parlions bien d'équilibre, satisfaction / douleur et de bonne stratégie de jeu, ça à du bon sens. Mais comment pratiquer effectivement cet art alchimique d'équilibrer les contraires? _ Quand on renonce à l'équilibre statique instantané et permanent pour rechercher un équilibrage dynamique créatif et stimulant, on a tout compris. On profitera bien du renoncement stratégique au plaisir immédiat en l'utilisant pour une meilleure motivation au moment opportun, et continuer la marche victorieuse de la vie. Comme ça on évitera à coup sur le statuquo et la stagnation, qui offrent le champ propice à l'entropie, à la dégradation et à la déchéance. L'équilibre c'est la bonne santé. C'est l'équilibre dynamique qui stimule le jaillissement créateur. Cet équilibre, c'est l'état de réceptivité vigilante aux impulsions motrices qui entraînent la roue de la vie. Les alternances dynamiques continuent positivement libres. _ Tu as parlé de renoncement au plaisir immédiat, comment concilier le principe de vivre pleinement l'instant présent, avec le principe du renoncement qui suggère en quelque sorte de sacrifier l'opportunité de l'instant présent? _ Le chemin du bonheur au jour le jour, c’est un filon d’or; c’est le chemin étroit entre les rochers, mais qui monte progressivement vers le sommet, là où il n’y a plus de dualité. Au pire des situations, on se réjouit déjà d’être arrivé si haut et si proche du sommet. Le principe de l’instant présent équivaut au principe du renoncement par défaut. Je voulais dire tout d'abord qu'il faut éviter d'être impulsif, éviter d'être un consommateur sans retenue, pour consommer suffisamment et au bon moment la dose nécessaire qui donnera la force d'avancer, ou enlèvera totalement la fatigue de l'épreuve passée. Vivre l'instant présent n'est pas profiter aveuglément de tout ce qui s'offre, en sacrifiant ‘’l'avenir’’ ou en le mettant en danger ! Aucun maître ayant parlé de la sagesse de l'instant présent n'a encouragé le monde à profiter de tout ce qui s'offre en ignorant les conséquences. D’autre part si tu as gagné une chose tu peux t’en réjouir intérieurement sans la dépenser ou la consommer immédiatement parce que l’instant présent dure à jamais et inclus le futur. C’est la joie intérieure de l’instant présent qui compte, la joie extérieure suivra au moment opportun.
Un petit schéma vaut mieux qu'un long discours. Si la route est bonne et la pente est douce, tu viens de t'émerveiller de la vitesse effarante à laquelle peux rouler ton véhicule. Cette joie est bien légitime tant et autant qu'elle ne coûte rien à personne. Mais si tu vas tellement vite, tu atteindras aussi vite une mauvaise surprise ! Un grand virage abrupt, et rien au monde ne contrôlera ton véhicule qui deviendra lui-même un tonneau, une grande roue de mauvaise fortune ! Veux-tu un autre exemple? Si tu oublies la valeur subtile de ta fidélité en amour, pour une aventure bon marché ou un ''tripe'' d'ego, tu vivras probablement un problème de conscience, qui sera le début de la fin de ton bonheur familial. Le courage et l'honnêteté consistent à renoncer volontairement aux occasions ‘malsaines’ ou excessives, qui risquent de devenir de ‘sales habitudes’. Il y a des occasions qu’il faut rater habilement, et des offres alléchantes qu’il faut décliner avec tact.
Cela même dans le simple bon sens de ce qui est tout à fait licite. Si au buffet, tu t’empiffres la panse de tous les délices à volonté, au point de finir avec une méchante gastrite, tu en souffriras seul. Est-il sage de consommer toute sa récolte sans laisser une part pour la prochaine semence? Lafontaine explique, que la cigale qui ne ramasse et ne conserve rien pendant la bonne saison, deviendra un parasite sur la vie des fourmis. Le pirate mourra certainement intoxiqué par les produits volés ! _ Là, je dirais merci; n'importe quel enfant est en mesure de comprendre ce principe. _ C'est justement pour vos enfants[1] qu'on vous enseigne, parce que le plus souvent, l'adulte a déjà pris un mauvais pli, et n’apprend que pour parler au lieu de changer réellement !
Remarque : Le volet philosophique de la problématique de l’être est examiné entièrement au chapitre 1, du tome 3 de l’ouvrage / (Sagesse de l’alchimiste). On étudiera les désirs du cœur en tant que moteur de la vie, ainsi que l’expectation, l’attente et la possession, qui prennent leur juste place légitime dans la vie. Je ne parle pas des désirs de basse fréquence de l’humanoïde égocentrique bien entendu ; mais des désirs divins nobles et sublimes. Passons maintenant directement au but qui est le bonheur!
CHAPITRE 6LE BONHEURLE SENS DU BONHEUR, LA VOIE DU BONHEUR, RECHERCHE DU BONHEUR
u’est ce que le bonheur ? _ L'enfant ne se pose pas cette question? Mais pour l'adulte, je lui offrirais la sucette ou la recette! _ Ah ! Quelle est donc la recette? _ Voilà d'abord la définition: le bonheur c’est à la fois un sentiment de contentement et de plénitude, et un état de conscience des perfections intrinsèques, naissantes ou anticipées. C’est le fruit de la sagesse qui est équilibre dynamique et harmonie par auto-contrôle et auto-correction. Le bonheur est une marche à suivre une pratique quotidienne et une dynamique de vivre et laisser vivre. Ce n’est pas une ligne d’arrivée quoi que le bonheur grandit tout au long du chemin. C’est le bonheur qui génère la joie de vivre, une joie spontanée, libre, inconditionnelle et croissante. Une joie essentiellement élastique et illimitée, libre jaillissement. Il n’y a que l’amour qui donne la joie, l’Amour sublime donne le bonheur vraie, profond et absolu. Mais le berceau de l’amour est d’abord paix et liberté. C’est un bonheur transitoire, relatif et alternatif, un bonheur d’équilibre dynamique en progression vers le sommet comme je l’ai expliqué ci haut. Est-ce que c’est clair? _ C’est une belle image vivante et savoureuse, mais ce n’est pas assez clair, parce que bien des sages définissent le bonheur comme étant le fruit de la connaissance ultime de toute chose. _ Si tu ne vides pas ton verre de toutes ces vielles substances rien de ce que je te dirai ne sera assez clair ! Mais je te donne quand même l’heure juste à la quelle tu reviendra, pour être vivement heureux au lieu de faire le martyr sur le chemin du bonheur ! Je t’avais dit que le bonheur est le fruit de la sagesse. Mais la sagesse qui résulte de la connaissance ne donne que le bonheur mental qui est une forme de paix, belles mais sans grande saveur, et tu ne peux l’atteindre qu’à la fin de la quête de la connaissance (quasiment jamais !) si tu arriveras à te libérer de l’intellectualité un jour. Les plus chanceux dans cette veine l’atteignent plutôt, en renonçant à la conscience humaine et en se branchant à la source omnisciente. Là, c’est une exception à la règle ; mais qui la saisira ? Toutefois, ce que je te donne cash sur la table, c’est le fruit de la sagesse pragmatique. Celui qui renonce à avoir raison et préfère être heureux, y goûtera tout de suite et commence sa vie avec sa dose de bonheur tout au long du chemin. Par ce que le cœur est prêt à tout, tout de suite et la voie du cœur est un raccourci, direct au but. _ Je ne te suis pas, mais je comprends cette idée de renoncer à la raison pour éviter la polémique. Toutefois renoncer à la raison tout court, c’est renoncer à la logique, à la rationalité. Je ne peux concéder à cela. Est-ce que tu n’as pas d’égard à l’autorité de la logique? _ Autorité non, pouvoir oui! Mais là n’est pas là question, ni tout à fait le sujet… Mon bonheur ici et maintenant, c’est à la fois mon sens inné de la perfection et mon sentiment de plénitude anticipée. Le premier degré de la perfection minimale, c’est la cohérence. Le deuxième degré de la perfection, c’est l’harmonie. Le troisième degré de la perfection, c’est l’amour qui me comble de sa plénitude et me satisfait maintenant.
Notre éducation fortement mentale asservie au cerveau gauche, nous a fait vénérer la logique et la rationalité qui sont un outil inestimable pour acquérir la connaissance. Mais la logique ne rejoint que le seuil de la perfection, qui est cohérence. La logique, c’est la cohérence du lien entre deux pensées ou deux propositions mentales verbalisées. Elle a tout un pouvoir, elle est nécessaire mais non suffisante comme instrument du bonheur. Elle n’a pas l’autorité en la matière, car elle est une arme à double tranchant. Elle peut servir à justifier le mal par le mal. Elle peut servir à tisser le mensonge et la fraude ou à tendre les pièges du crime ! N’oublions pas que notre pire ennemi intérieur (l’Ego) se sert aussi habilement de la logique et de l’intelligence, tel un magicien générateur d’illusions et de mensonges. Bref, on doit apprendre à rechercher non seulement la cohérence mais l’amour et l’harmonie des sentiments et des émotions qui donnent la substance à notre vie personnelle et interpersonnelle. Autant que le musicien veille sur la cohérence de ses notes musicales et sur l’harmonie de ses enchaînements musicaux en y injectant vie, amour et passion, autant que le peintre veille sur la cohérence des couleurs, sur l’harmonie expressive de ses thèmes artistiques, sentimentaux et philosophiques, autant nous devons tous apprendre et réapprendre l’art de jongler délicatement et noblement avec les sentiments, les émotions et les jaillissements de nos êtres, dans l’harmonie, la douceur l’amour et la compassion. Car l’autorité suprême revient à l’Amour, la logique partage seulement un des pouvoirs. Tel est l’ampleur de notre quête de réapprendre à vivre et laisser vivre, grandir et laisser grandir, s’épanouir et laisser s’épanouir, aimer et se laisser aimer. Nous avons vraiment besoin d’une initiation à l’amour. En d’autres termes, la cohérence dans le lien logique entre nos pensées et leurs expressions, n’est point plus importante que la cohérence et l’harmonie entre nos sentiments, nos émotions et nos expressions non verbales, gestes et attitudes. Cette harmonie affecte à la fois notre niveau vibratoire et le spectre de notre propre énergie, comme elle affecte notre milieu vital et relationnel. Vous ne vous rendez pas compte à quel point votre bonheur dépend du bonheur de l’entourage. On ne peut être heureux sans émettre le bonheur et aider l’entourage à y parvenir ou du moins à y goûter. Par ailleurs, pour que le mental froid et machinal adhère à ce principe, ou du moins ne s’y oppose plus, parlons lui son langage. Il comprendra mieux quand on lui dit ceci : il n’y a pas que la logique mentale qui importe, il y a aussi une logique sentimentale, une logique émotionnelle, une logique sonore et une logique graphique, esthétique et cosmétique. Celui qui fera attention, autant à la logique formelle, qu’à l’harmonie vitale de ses sentiments intérieurs, ainsi que ses émotions en rapport avec l’entourage, commencera tout de suite à déguster le bonheur. Accorde bien tes notes musicales et mixe bien tes couleurs pour contrôler parfaitement le ton de ta voix, l’image de ton attitude et la chaleur de tes rapports humains ! La raison, la rationalité et la logique des pensées et des propos, ne sont ni suffisantes ni plus importantes que la cohérence et l’harmonie des autres ingrédients vitaux, indispensables au bonheur complet, auquel on peut aspirer, adhérer et coller ici et maintenant. Il y a une autre mathématique et une autre alchimie relationnelle qui oeuvrent dans la magie du bonheur et dans la botanique de sa croissance. _ Bravo ! C’est magistral et très assez clair maintenant, magnifique. Mais comment atteindre ou réellement parvenir au bonheur sur ce plan relatif de la sagesse pratique, en dehors des grandes connaissances absolues de ces métaphysiciens? _ Il ne s’agit pas de l’atteindre quelque part un jour ou l’autre! Détrompe-toi et choisis de commencer à le vivre maintenant! ‘’Un mini tien. vaut mieux qu’un grand tu l’auras.’’ _ Je l'ai choisi combien de fois, mais ça n'a pas marché! _ Mets le bébé dans le berceau et contemple-le! _ Qu'est-ce que ça veut dire? _ Mets la gratitude dans le berceau du pardon et contemple-la. _ Ah! Tu veux dire que la gratitude c'est le bébé et le berceau c'est le pardon? _ Comme il n'y a que l'amour qui donne la joie, on ne peut sentir l'amour si on n’est pas dans la gratitude et si on n’a pas la paix ! Mais tu ne peux avoir la paix intérieure que si tu t'es pardonné; parce que tu es adulte maintenant ; adulte ‘sur programmé’, plein de jugement et de préjugés ! Ne le nie pas, conscient ou inconscient, tu en est saturé. Toutefois, tu ne peux te pardonner toi-même, que si tu as pardonné à tout le monde ! _ Comment pardonner à tout le monde? _ En sachant d’office qu'il n'y a rien à pardonner! Il n'y a plus rien à juger. Et que toute condamnation personnelle est injuste, puisqu’elle provoque automatiquement la résistance donc la souffrance chez son auteur, avant même d’atteindre l’intimé! _ Laisse-moi te dire franchement, que personne au monde, j’en suis quasiment certain, personne au monde n’est prêt à accepter ce que tu viens de dire, même si c’est auto destructif de le refuser. Je n’en disconviens pas, le rejet du pardon, c’est l’enfer à n’en plus finir. Mais admettre qu’il n’y a d’office rien à pardonner. C’est un peu fort. _ C’est pourtant la vérité absolue. Oui, dans l’absolu, il n’y a vraiment rien à pardonner, mais dans le relatif surtout pour les humains, il n’y a rien de pardonnable. Je le sais. Incapable de pardonner, l’humain refuse même de l’admettre au lieu de faire appel à l’aide. _ Je donne ma ‘langue au chat’ et je l’admets. Comment peux-tu m’aider à pardonner l’impardonnable? _ Il y a plusieurs éléments d’éthique et de logique qui contribuent à cette libération de pardonner, de faire l’amnistie et retrouver la paix intérieure :
1- Savoir se mettre dans la peau de l’autre en se disant : si j’étais à sa place, dans ses conditions avec sa mentalité et son niveau de conscience, j’aurais certainement fait la même erreur et pire encore. Mais je souhaiterais quand même être compris et pardonné. 2- Savoir que je me suis vraisemblablement attiré la situation à moi-même. C’est comme une dette karmique qui est venue me blesser. Un acte de justice, n’est pas toujours agréable, mais l’exécutif ou le ‘bourreau’ n’est pas vraiment haïssable s’il fait son ‘boulot’. En toute honnêteté. C’est comme ça. 3- Savoir que toutes les apparences sont trompeuses. Sensible à la douleur et à l’apparente injustice, le blessé ne peut être objectif. Il lui semble toujours que l’intimé ou le bourreau a vraiment exagéré la dose. ‘’Il me fait mal cet abruti, c’est cruel et méchant. Mais il n’est probablement pas tout à fait un démon. Il n’est pas une bête satanique qui mérite de ‘périr en enfer’ ! Une fois le pire est passé, songer à le pardonner à 100%. 4- Savoir que, haïr c’est tuer. C’est littéralement pousser quelqu’un ‘en enfer’. Qui c’est qui n’a jamais fait une grave erreur, et qui c’est qui ne souhaiterait pas être pardonné? J’ai droit à la justice divine pour récupérer, mais je ne souhaite à personne de ‘périr en enfer’. Car l’enfant du miséricordieux est censé être miséricordieux. Je le suis et je l’assume. Notez bien que la justice divine, n’a rien à voir avec le principe vengeur de ‘’œil pour œil, dent pour dent’’, même si c’est écrit dans la Bible. 5- Savoir que le plus grand mérite aux yeux du très haut, c’est l’humilité de pardonner l’impardonnable, et même d’aimer son ennemi ! Je n’en dirai pas plus pour l’instant. Cela débouche sur un autre niveau de difficulté. _ Merci c’est déjà extraordinaire. Je n’ai jamais entendu pareils arguments. Mais on doit avouer que pour maîtriser et intégrer ces concepts du pardon et du non jugement on n’est pas arrivé si vite au bonheur. Bien que ça a l'air simple, si je me mets à travailler tout cela, je sais par expérience que je ne serai pas heureux pour bientôt! _ C'est relativement exact. À moins que non, parce que tout n’est pas linéaire! Mais le plus important, c'est de commencer à le faire tout de suite comme un investissement à ‘’long terme’’, sans oublier de se nourrir aujourd'hui, du petit bonheur possible ici maintenant! Comme tout n’est pas linéaire, ce long terme peut être si court. Fais ta part et demande de l’aide. Tu fais un pas, Dieu fait les suivants. Apprécie ton progrès chaque soir. _ Et comment commencer à se nourrir du bonheur tout de suite et quotidiennement? _ Vas jouer avec les enfants! Sentir les fleurs et courir derrière les papillons! Lâche tes fantasmes et fais le théâtre! _ Je ne suis pas un enfant et je ne suis pas sûr que ça me suffise pour être heureux! _ Essaie de sortir ton enfant et de le laisser jouer avec eux. Contemple et apprend! _ Y a-t-il quelque chose que je puisse faire de l'intérieur de moi-même? Vous dites bien que tout commence par l'intérieur. N'est-ce pas? _ Mais tout ce que je t'ai dit, doit commencer à l'intérieur. Sorts ton enfant intérieur et regarde le jouer au théâtre avec ses semblables. Visualise, tout cela au mieux. Je ne t’ai pas dit de sortir physiquement ton enfant. Je ne sais même pas si tu en as un ! Même si tu étais handicapé, je t’ai invité à visualiser et contempler ton enfance et tes beaux jours innocents, tout est encore là. _ J'essaierai bien ça, à temps utile. Mais peux-tu être plus précis avec une petite idée, une recette plus pratique? _ Une sucette, tu veux dire ? Non sérieusement, as-tu une paire de loupes : l'une convexe et l'autre concave? _ C'est quoi le rapport? _ L'une pour amplifier, agrandir, et l'autre pour rétrécir, rapetisser! _ Pour amplifier quoi, pour rétrécir quoi ? _ L'une sert à dédramatiser tout ce qui te dérange, tout ce qui te manque, tout ce qui te frustre, et l'autre pour amplifier ton appréciation de ce qui est là, tous les désirs qui t’habitent, toute les créations que tu aimerais manifester et tout ce que tu aimes en toi et chez toi maintenant. L'une va t’aider à sortir du mental par le biais du pardon, du non jugement, de la non résistance, du détachement, de l'acceptation et du lâcher prise, autrement dit, le laisser-aller. L'autre pour te montrer dans ton cœur, les petites sensations de joie qui font battre ton cœur et réjouir ton enfant intérieur. Tu détecteras la moindre étincelle que tu peux amplifier même à l'infini si tu veux! _ Ça me semblerait peut-être une façon de fuir la réalité! _ Tu veux dire la réalité des choses qui te manquent hein? _ Oui entre autres. _ Je pourrais te dire avec certitude que même ce qui est là concrètement, tu ne le vois pas encore! Parce que ton zoom est sur ce qui n'est pas là : ce qui te manque! Et d'ailleurs tout ce que tu appelles réalité, c’est ce qui manque et qui n’est pas là ou n'est que formes résiduelles, d’un passé dépassé! Autrement dit, la réalité c’est le vide pour toi ! La réalité n’est pas là ! Ne trouves-tu pas cela absurde ou étrange, une sorte de dément non-sens?
La réalité essentielle qui te concerne vraiment, est ce que ressent ton cœur. Ce désir ardent qui porte en soi toute la joie de ta vie, tout ton arbre de vie. Alors choisis l'appréciation et la gratitude en acceptant ce qui est là, tu trouveras que la réalité immédiate répond déjà à ton besoin! Et automatiquement, bientôt tu seras surpris. Apprends à te sentir bien, à te sentir volontairement bien, consciemment bien, délibérément bien. Voilà la recette ultime mieux que toute sucette ! En deux mots, si ce n’est pas assez, amplifies-le à l’infini. _ Je comprends, mais si cela ne donne pas assez de joie encore, quoi faire? _ Essaye-le d’abord, tu apprendras à jouer au flip flop. Tantôt le pardon et le ‘lâcher prise’, pour cultiver la paix, tantôt la gratitude et le désir pur innocent, pour cultiver la joie. Et cela évolue en dents de scie : mais de plus en plus haut et de plus en plus long. Le tout est de le vivre consciemment et constamment. Tu deviens un cultivateur de paix, de joie et d'amour de soi, tel un ‘oiseau magique’, oiseau de la liberté sur un roseau pensant ! _ Un moment à la fois, un jour à la fois etc. …Etc. Merci. _ Pose-toi souvent la question où suis-je, dans mon cœur ou dans ma tête? Qu'est-ce que je fais là? Qu'est-ce que je fais avec ça? Est-ce que j'aime assez, ce que j'aime? Est-ce que je veux vraiment ce que je veux? Est-ce que je désire vraiment, ce que je désire? Ceci sur le plan intérieur subjectif d'abord, avant le plan extérieur objectif par après! Là, tu développes la puissance unitaire de ton diamant du cœur, qui te relie authentiquement à ton être et à ta présence entière. Là, tu commences à vivre vraiment ton instant présent, et à grandir sans limite avec le bonheur réel, que tu possèdes déjà. Puisque tu as renoncé à l'auto duperie d’atteindre le bonheur et tous ces bonheurs d’ailleurs et d’après, après, après, tout au bout de la ligne! Si tel est ton choix définitif. _ Mon simple bon sens m’a presque égaré. Je m'étais dit, qu'il serait simple de copier un modèle de bonheur. Et pourquoi pas voir ailleurs? Bien d'autres cultures, religions et spiritualités, semblent assurer le bonheur à toutes ces diverses communautés qui m'entourent. Je vis à Montréal, c'est cosmopolite, très riche et varié comme bien d'autres métropoles d'ailleurs. N’est-ce pas une bonne idée et même une très bonne attitude de s'ouvrir et partager les expériences humaines? _ Dupliquer un model individuel de réussite de quelqu’un qui est parti de conditions culturelles et matérielles identiques ou très semblables est une sage expérience. Mais s’ouvrir aux autres avant de s’ouvrir pleinement à soi même est très risqué. L’autre n’est pas à coup sure un sage ou un bon thérapeute. C'est bon de s'ouvrir à toute expérience humaine et réaliser qu’il y a des richesses multiculturelles, auxquelles il faut goûter en communiquant, appréciant et partageant. Mais attention aux pièges des impressions, parce que ‘’le champ du voisin est toujours plus vert que le mien’’. Parce que je le vois de profil! Alors il est sage et prudent de renoncer à chercher ailleurs, toutes sortes de baguettes magiques possibles et imaginables, et d’essayer seulement d'être soi-même d’abord, pleinement soi-même. Tu ne peux connaître et apprécier les autres qu’en te connaissant et t’appréciant d'abord toi-même! Ne te juges pas mine de rien ! Sinon qu'est-ce que tu vas échanger avec les autres pour te laisser aimer. Si tu veux seulement aller prendre, tu perdras ta vie à courir combien de lièvres! N'est-ce pas mieux d’élever ton petit lapin intérieur, puis aller partager sa joie avec l’entourage? (Introspection, méditation et vie de service) De toute manière, à ta place, après une bonne exploration de soi, si je m'ouvrais à toutes les voies spirituelles ou de développement personnel disponibles. Mais, je ne perdrais pas mon temps à essayer de gober ce qui est compliqué. Car je suis certain, que je ne serai jamais, qui que ce soit d'autre que moi-même! Je sais que d’office, je ne serais pas heureux dans un tel choix. C’est donc Non, à l'auto déception! Je ne me referme pas par contre et je ne rejette rien qui est simple, évident et même enfantin, que je puisse découvrir dans toutes les voies disponibles. Car je sais, que ce qu’il y a de plus précieux et de haute valeur réside essentiellement dans les choses les plus simples, qui ne t'éloignent pas de ta réalité. Il n'y a aucun bon sens, qui est en conflit avec un autre bon sens! Je ne me permets pas de porter un jugement sur ma propre culture et je n’achèterai jamais un jugement négatif venant d’un prétentieux gourou sur la culture et les valeurs d’autrui. Toutes les ‘religions’ sont exclusives et veulent convertir les autres. Ce n’est pas le pur amour désintéressé. _ Formidable, merci, je n'ai qu’à m’en tenir au plus simple bon sens. Retenir toutes les recettes pratiques de simple bon sens et m’enrichir en expérience vécue, sans me convertir ni rejeter personne ni moi-même d’ailleurs. Je n’ai pas besoin de m'enfermer dans une tour d'ivoire ou dans un ghetto, une secte ou une religion quelconque. _ Sans pour autant faire le solitaire, car tu es un être social qui est en soi, une richesse pour les autres. Je dis ceci parce que ta famille spirituelle ou ton groupe Karmique, te doit beaucoup et tu lui dois autant. C'est une richesse d'assumer sa responsabilité et de valoir pour autrui, en compassion et en vie de services, sans se dissoudre! Mais devenir un organe d'une convention sociale, en abandonnant son individualité, son identité et sa complétude, c’est le pire des pièges autodestructeurs! Permettez-moi d’insister sur ce point, qui plante souvent les bons ‘samaritains’. Par vie de service on entend servir autrui en ce qu’ils ne savent pas ou ne peuvent faire pour eux-mêmes. On ne veut aucunement encourager la paresse ni développer la dépendance. On ne veut pas non plus encourager à servir et amadouer les gourous pour gagner les bénédictions. Soyons clair là-dessus. _ Merci, je commence vraiment à me retrouver et me récupérer, avant qu’il ne soit trop tard. Toutefois la question que je me pose est ceci :’’ avec tout ce que j'ai appris ailleurs, ai-je tout simplement perdu mon temps?’’ _ Si tu te retrouves finalement toi-même, tu peux tout digérer et assimiler, tout en éliminant ce qui dérange ton organisme identitaire! _ Voilà par exemple : de simple bon sens, je pensais qu’en approchant des grands sages, je ne trouverais que des compléments de richesse. Comme je ne trou verais que des bijoux chez les bijoutiers; puisque la vérité témoigne pour l'autre vérité et la renforce d’après Averroès. (Ibnou Rushd). Hélas j'ai trouvé que l’un dit noir, ce que l'autre dit blanc, et par-dessus le marché, ils sont tous intransigeants sur leurs positions et rigides! _ Et tu les appelles encore de grands sages? Sont-ils du calibre de notre Averroès? Mais qu’importe. Voyons d’abord, quelle indigestion peux-tu mentionner par exemple? _ L’un dit: l'expérience, l'action et l'accomplissement contribuent au bonheur, et parle même de motivation et de détermination, etc. tandis que l'autre prône le ‘’non faire’’ et le renoncement à tout, ainsi que le contentement et le détachement de tout… etc. Certains parlent même d'éteindre les désirs, et de se désinvestir dans toutes les valeurs du monde, pour atteindre le bonheur! L’un dit qu'il est parfait de vivre autocentré sur soi : son corps, âme et esprit en se considérant comme un Dieu de soi-même. Tandis que l'autre dit: jamais de la vie! C'est un non-sens! Il faut être centré sur Dieu le suprême. Tu n'es qu’une extension fragmentaire du grand Dieu de toutes les dimensions, auquel tu n'as qu'un accès fragmentaire! Alors que faire? Et comment trouver le chemin vers le bonheur devant toutes ces contradictions qui émanent de ceux mêmes qui sont supposés atteindre le bonheur? _ As tu soupçonné qu’aucune de ces voies ne mène au bonheur, peut être? Pourquoi penses-tu qu'ils sont heureux, alors qu’ils se battent maladroitement contre l’antithèse qui les gruge et les draine? Penses-tu qu'ils ignorent paisiblement les croyances opposées? Ne sont il pas plutôt constipés de conceptions complexes et indigestes? Comment ‘l’indigestion’ mène-t-elle au bonheur? N’ont-ils pas un problème de conscience avec l’imposture de vendre toutes ces salades et philosophies, au nom du bonheur que tout le monde cherche? Pourquoi ambitionner d’atteindre leur bonheur douteux ou complexe, au risque de devenir fanatique? Est-il préférable, de te contenter de bâtir toi-même ce qui goûte vraiment le bonheur, sur des bases de simplicité? Le sage des sages dit bien : ‘’Simplicité coule de source, complexité calcul savant’’. Si tu veux avoir le cœur net au sujet de leurs controverses et sophismes, j’y reviendrai en toute fin, lors de la confrontation avec la spiritualité basse fréquence qui est le fléau du sous développement. J’en ai une thèse fracassante là-dessus. Cela ne t’avance à rien dans la quête du bonheur maintenant. _ Je vois maintenant combien, il est inutile de s'obstiner à tout digérer et assimiler alors qu'il faut bien éliminer ce qui n’aide pas, et faire le vide. Je me rends à l'évidence que tout ce qui est contradictoire ne fait le bonheur de personne! Les feux de paille ne m’éblouissent plus! _ Bravo! À propos tiens, en marge de ce sujet, il serait important de constater ou de reconnaître que si tu attends tout en cherchant ailleurs, c’est que tu as un problème d'identité ou de culture en quelque sorte. _ Oui c'est vrai, en fait, je n'ai même pas d'identité ni de cachet culturel à quoi m'agripper! _ Beaucoup vivent cette situation en Amérique, alors prenons ça du bon côté! Être équanime, équilatéral et impersonnel, est en soi une identité, la meilleure. C'est l'identité idéale du maître en réalisation de soi. Il vaut mieux vivre libre et responsable que d’être encapsulé emboîté cacheté. Celui qui réussit à abolir (sans rejet ni jugement) son identité socioculturelle, en se libérant radicalement de l'emprise du connu et du conventionnel, prend toute une responsabilité historique de pionnier. Bravo! L'Amérique en cela est en train de couver une nation de maîtres : vieilles âmes, enfants indigo, enfant cristal et j'en passe… _ C'est très beau tout cela, mais je n'en suis pas sûr! _ Pour ne pas trop s'éloigner, revenons au sujet de la quête du bonheur! Je disais en substance que tout ce qui n'est pas simple et même trivial ne peut être que discutable et controversé! Tout ce qui est spéculatif ou relève du jeu mental ne peut procurer qu’un bonheur artificiel, une illusion de joie fanatique bidon. À quoi bon discuter ce qui est disputable, puisqu'il est déjà hors propos au sujet du bonheur et de la voie du cœur? Les conventions logiques ne font ni chaud ni froid au cœur d'enfant! Remarques-tu qu’avec moi, à chaque fois que je défais une barrière spéculative, je t’amène à des recettes pratiques nourrissantes? La ‘sagesse sophiste’ bon marché, n’offre que doute et confusion et ne propose jamais rien de concret. On peut spéculer toute une vie au sujet du bonheur sans y goûter un moment entier! En fait, il y a toute une dialectique du bonheur qui semble souvent composer avec des éléments contraires ou des tendances et mouvements antagonistes. Les gens superficiels et les intello s’y prennent bien pour attiser le feu des controverses. Mais à quoi ça rime? Si par contre cela peut être vécu au niveau du cœur on peut transcender, et goûter au vrai. Parce qu’au cœur, se joignent les extrêmes et se marient spontanément les contraires. Tout ce qui est inconciliable par le mental dichotomique, dualiste peut trouver une parfaite symbiose au niveau du cœur. Il suffit qu’il découle d’une intention d’amour. Contraire, ne veut pas dire nécessairement contradictoires, et l'acuité du cœur trouve même l'utilité réelle dans l’irrationnel! Le yin ne peut être en conflit avec le yang, il l’épouse parfaitement. Ils sont faits l'un pour l'autre, ils se complètent. Goûte d’abord si c’est intéressant, discute après, si ton cœur trouve ça discutable. Ceux qui s'amusent à badiner verbalement ou mentalement avec les ingrédients du bonheur s'appellent tout simplement sophistes, hâbleurs, menteurs. Leur principe est tout simplement : cherche mais ne trouve pas! Car il n’y a rien à trouver disent-ils! Ils ne sont ni amis de la sagesse, ni chercheurs de vérité, ni amoureux du réel. La voie du milieu pour eux, c’est d’être ‘‘ni fou ni sage’’! Fais gaffe à leur verbiage! _ Tu as des leçons bien riches et radicales. Merci. _ Alors direct au but! Et sans détour : es-tu résolu à renoncer à toutes les offres pour mettre directement le doigt sur la moindre trace du bonheur, ici en toi maintenant? Pourquoi pas commencer par du concret en soi-même, et de là, opérer l'extension réelle du réel? _ C’est très sensé, mais comment? _ Trouve-toi le moindre sentiment de joie, apprécie-le, réjouis-toi et pense à le partager. Amplifie-le, là où il se trouve sans te l'approprier, sans le saisir. Ce brin de joie peut jaillir, à l'observation du moindre bonheur chez autrui, si on n'est pas déjà malade de jalousie. La vraie sagesse dit: trouve, apprécie, partage et réjouis-toi du bonheur là où il se trouve, sans te l'approprier! ‘’find out, appreciate, enjoy and share happiness where it belongs and don't appropriate it!’’ Apprécie donc la rose sans l’arracher. _ Par exemple. _ Commence toujours par l'intérieur d'abord, et trouve-toi la moindre trace de paix, d'amour et de joie dans la simplicité de l'être, au fond de ton cœur et demeure en dedans! Puis regarde autour de toi, trouve et apprécie le bonheur, là où il est surtout le bonheur de ceux que tu aimes le plus! Si tu aimes ton bébé, ton Dieu ou ton prochain, aime donc son bonheur, tu le ressentiras en toi-même! Conserve et apprécie cultive et fait pousser _ Merci, tu m'as ainsi montré ce qu’il y a de plus simple et combien de manières de commencer à sentir le bonheur, le moindre bonheur ici maintenant. Et c’est vrai, et même évident, mais comment rester dedans, comment rester heureux et atteindre le plus grand bonheur? _ Contrôle ton zoom positif et n'en sorts pas! Revient aussitôt, si tu es sorti! Contrôle ton attention pour ne rien regarder, penser, ni imaginer, ni ressentir, ce qui ne rapporte pas la paix, la joie et l'équilibre! Ça grandira spontanément dans l'amour de soi, l'amour de la vie. Tout est question d'auto observation vigilante, autocorrection et autocontrôle. C'est payant, cash sur table, ici maintenant, un petit bonheur à la fois. C'est mon droit de refuser la discontinuité du petit bonheur. Personne ne peut m'imposer de penser ce que je ne pense pas, de vouloir ce que je ne veux pas ou d’aimer ce que je n'aime pas! Je suis libre de coller à mon bonheur. Fidèle à mon cœur, je suis heureux. Je suis mon bonheur. Voilà tout! Si tu veux baigner dans la joie et danser avec les flammes vivantes de l’amour sublime, utilise le pouvoir du cœur pour amplifier ton bonheur à déborder de toute part ! Tu te vois emporté, du bain à la piscine, de la piscine au lac et du lac à l’océan de lumière sur lequel naviguent les barques de feu, et les dauphins de la joie ! Laisse-moi te montrer que même cela n’est pas une pure fiction. C’est un exercice de visualisation créatrice et une pratique expérimentale. _ Comment, comment peut-on expérimenter ce bonheur là? _ Si tu sais envoyer tes énergies d’amour là où elles sont certainement reçues et retournées amplifiés, en très peu de temps et d’expérimentation, tu te sentiras littéralement inondé d’amour et de joie. Tu deviendra extatique euphorique sans même savoir pourquoi. C’est la plus puissante des drogues magiques, magnifiques, licite et exquise. La source de vie, ou la présence invisible de Dieu, offre le plus haut taux d’intérêt sur investissement ! C’est en fait un pouvoir multiplicateur de 10 à 50 fois (Godfré R.K. SGC5050). Viendra ensuite le ‘retour sur investissement’ offert par les grands êtres de lumière. Mais cela ne marche que sur conviction profonde et sincérité totale. Toutefois, même si tu ne crois pas vraiment que ton amour puisse être reçu et ressenti par ces amis invisibles, ne te prive pas de l’envoyer à la nature et à ses phénomènes environnants et formes de paysage. L’amour fait des miracles. Essaye cela au moins avec les animaux et les enfants de tous les pays, ainsi qu’avec les marginaux et laissés pour compte. Tout a besoin des rayons de ton mini soleil d’amour. Tout est sensible à ton rayonnement, si tu t’aimes vraiment tu n’hésiteras pas à aimer massivement, éperdument. L’idéal est de combiner les deux ressources verticales et horizontales. Si tu veux sentir l’extase, envois tout l’amour de ton cœur, tout en le visualisant vif et ardent vers le Divin. Ressent le retour amplifié de la vague. Concentre-le et propage-le horizontalement, pour inonder toute la nature et le monde environnant, les vagues reviendront massivement te catapulter! C’est le plus puissant moyen de s’aimer soi-même, au point de devenir un soleil sur deux pattes.
C’est le plus bel exercice de visualisation vivante que je puisse te proposer, pour te nourrir immédiatement au banquet du bonheur, sans payer un sous ! L’effet de levier est bien surprenant. Mais la surprise ne favorise que celui qui est prêt à la saisir ! Lors de cet exercice, à l’arrière plan de ta conscience, il est bon d’approfondir l’intégration des 10 commandements du bonheur. Trouve les à même cet ouvrage entre tes mains et fait au préalable l’efforts de méditer les perfections qu’ils recèlent. Je te souhaite un effort constant, conscient, sincère et confiant, et bon repas de lumière pour l’instant. [1] Deux petits livres précieux sont à suggérer, pour préparer vos enfants à la sagesse pragmatique, à la maturité psychologique et à l’éveil spirituel. L’un s’intitule ‘’Le petit moi et le grand moi’’ dont je ne me souviens pas de l’auteur. L’autre ‘’L’étrange cas de Dr Jekyll et Mr Hyde’’ de Robert Louis Stevenson. Un enfant qui comprend assez tôt la dualité en soi, et parvient à se désidentifier de son ego est dors et déja majeur et vacciné.
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